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ABI : Les Métallos portent plainte à l’Organisation internationale du Travail concernant François Legault

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Le Syndicat des Métallos annonce qu’il a déposé une plainte à l’Organisation internationale du Travail pour dénoncer le comportement du gouvernement Legault dans le dossier du lockout à l'Aluminerie de Bécancour (ABI) d’Alcoa.

«Par ses déclarations visant à jeter un discrédit sur la position syndicale en la qualifiant à répétition de 'déraisonnable', le premier ministre est venu peser de tout son poids en faveur de la compagnie dans une négociation du domaine privé», a expliqué le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, par voie de communiqué.

Le syndicat allègue en outre que le gouvernement a manqué à ses obligations «en diffusant de l'information inexacte quant aux enjeux de la négociation et en prenant position officiellement en faveur d'ABI, discréditant ainsi publiquement le Syndicat». Il estime que cela viole plusieurs principes de l’Organisation internationale du Travail, une agence qui relève de l’Organisation des Nations Unies.

Les Métallos ont identifié neuf déclarations publiques du premier ministre du Québec dans lesquelles François Legault aurait induit le public en erreur entre le 1er avril et le 3 juin dernier. Le syndicat déplore notamment que le chef de la Coalition avenir Québec parle de «demandes syndicales», concernant le lockout qui dure depuis janvier 2018.

«Dans cette négociation, c’est l’employeur qui est en demande, c’est lui qui a même ajouté des nouvelles demandes plusieurs mois après le déclenchement du lockout. Le Syndicat n’en a aucune. Depuis le début, ce dernier ne fait que répondre aux demandes de concessions de l’employeur, ouvrant la porte à des aménagements qui sont toujours jugés insuffisants par Alcoa. Le premier ministre le sait, mais il répète systématiquement que les demandes syndicales sont déraisonnables. Il fait de la désinformation», a affirmé l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux.

Quelque 1030 employés de l’Aluminerie de Bécancour sont en lockout depuis le 11 janvier 2018 à la suite de la décision d’Alcoa de fermer temporairement l’usine, située dans le Centre-du-Québec.