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En désintox pour avoir laissé un homme mourir

Il avait plaidé coupable de négligence criminelle

Alexan Moar devra passer les six prochains mois en centre de désintoxication.
Photo tirée de Facebook Alexan Moar devra passer les six prochains mois en centre de désintoxication.

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JOLIETTE | Un homme de 32 ans de Lanaudière devra rester six mois en thérapie de désintoxication fermée pour ne pas avoir porté secours à un homme intoxiqué qu’il avait frappé d’une force démesurée.

Alexan Moar, qui avait plaidé coupable à des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort à la suite du décès d’André Binette, en mars 2017, a reçu une sentence de 36 mois d’incarcération hier au palais de justice de Joliette.

Toutefois, l’homme de la réserve Attikamek de Manawan, située à environ trois heures au nord de Joliette, ne retournera pas en prison puisqu’il a déjà purgé l’entièreté de sa peine en détention préventive.

Le juge Claude Lachapelle l’envoie cependant poursuivre pour les six prochains mois la thérapie de désintoxication qu’il n’a jamais terminée durant son incarcération dans un centre spécialisé parce qu’il s’en est évadé à trois reprises.

Lorsqu’il a frappé à mort M. Binette en mars 2017, Moar était sous le coup d’une ordonnance de probation pour des antécédents de vol. Ce non-respect des conditions ainsi que son évasion des centres de thérapie où il devait demeurer en attente de son procès ont été considérés dans la peine globale.

Dans la nuit du 28 février au 1er mars 2017, Moar, alors âgé de 30 ans, se trouvait dans un appartement de la rue Sainte-Anne, à Joliette, en présence de l’homme de 61 ans. Les deux individus avaient consommé du speed et de l’alcool.

Dette de drogue

Lorsque Binette a demandé à Moar de lui rembourser une dette de drogue, les deux hommes se sont empoignés. Le sexagénaire est tombé par terre après un coup de poing violent asséné par Moar, pour ne plus jamais se relever.

L’accusé a fui les lieux, puis y est repassé sans porter secours à la victime, qui a été retrouvée morte 24 heures plus tard par les policiers.

Selon le rapport du pathologiste, il aurait été possible de lui sauver la vie si des soins lui avaient été prodigués en temps requis.