/news/currentevents
Navigation

Le dossier d’une disparition survenue en 1976 rouvert

La SQ n’écarte pas la thèse de l’homicide dans l’affaire de Céline Gagnon

Céline Gagnon
Photo collaboration spéciale, Élise Desbiens Céline Gagnon, enceinte ici de son fils Christian. Ce dernier n’avait qu’un an et demi lorsque sa mère a disparu.

Coup d'oeil sur cet article

FORESTVILLE | Les proches d’une femme de la Côte-Nord qui sont sans nouvelles d’elle depuis 43 ans gardent espoir de connaître la vérité sur ce qui lui est arrivé.

Le 6 juin dernier marquait le triste anniversaire de la disparition de Céline Gagnon.

Le mystère entourant la dernière journée où elle a été aperçue vivante continue de planer sur Forestville, village de 3000 âmes bordant le fleuve Saint-Laurent sur la Côte-Nord.

« J’étais très proche d’elle. Ça m’a donné un sérieux coup », raconte au téléphone Élise Desbiens, l’ancienne épouse d’un frère de Céline Gagnon.

Âgée aujourd’hui de 75 ans, cette résidente de Saguenay a reçu en février dernier la visite des enquêteurs de la SQ concernant l’avancement du dossier.

La Sûreté du Québec (SQ) avait d’abord privilégié la thèse de la disparition, mais de nouvelles informations ont par la suite laissé croire aux enquêteurs qu’il pourrait également s’agir d’un homicide.

Le dossier de Céline Gagnon fait partie des nombreuses enquêtes rouvertes au cours des dernières années avec la création de l’équipe des Dossiers non résolus du corps de police provincial.

Vue pour la dernière fois

Mme Desbiens raconte qu’elle a vu la femme de 26 ans pour la dernière fois la journée précédant sa disparition, le 5 juin 1976.« Elle est arrivée [chez moi] un peu après le dîner, puis elle est repartie quand son chum (Christian Tremblay) est venu la chercher pour aller souper chez ses parents ».

La brunette de 4 pieds 11 était alors de bonne humeur, selon Mme Desbiens, parce qu’elle « venait juste de s’acheter de nouvelles robes ».

De son côté, l’une des nièces de Céline Gagnon, Johanne-Christine Gagnon, avait 13 ans au moment de sa disparition.

Johanne-Christine Gagnon, une nièce de Céline Gagnon.
Photo Olivier Roy Martin
Johanne-Christine Gagnon, une nièce de Céline Gagnon.

Elle se souvient encore que ce matin-là, le mari de sa tante aurait semblé « inquiet » alors qu’il « la cherchait partout ».

Christian Tremblay (mari de Céline) est décédé au cours des derniers mois, selon ses proches.

43 années d’incertitude

Quand sa mère a disparu, Christian Tremblay (fils) avait 1 an et demi. Le résident de Forestville admet qu’il a longtemps cru que sa mère ne l’aimait pas puisqu’elle était « partie sans lui ».

Le père de famille considère aujourd’hui sa mère comme une « inconnue », mais se dit tout de même « intrigué » de savoir ce qui lui est arrivé.

« C’est encore un cauchemar aujourd’hui quand on y repense », s’attriste Mme Desbiens qui n’a jamais oublié sa bonne amie.

Tout comme Élise Desbiens, la nièce de la disparue garde espoir que l’on fasse la lumière sur cette affaire et qu’« à un moment donné, il y a une langue qui va se dénouer quelque part ».