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Les activités parascolaires pourraient être sous-traitées auprès d'organismes locaux

Les écoles pourront se tourner vers les organismes communautaires pour faire bouger les jeunes une heure de plus

Isabelle Charest
Photo Agence QMI, Simon Clark La ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, annoncera aujourd’hui les détails de la mise en place graduelle d’une heure d’activités parascolaires dans les écoles du Québec. On la voit en entrevue avec notre journaliste à l’Assemblée nationale.

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Dès septembre prochain, le gouvernement Legault débloquera 32,3 millions $ afin que le quart des élèves de niveau secondaire au Québec puissent participer à une heure quotidienne d’activités parascolaires organisées, notamment, par des organismes communautaires et des clubs sportifs locaux.

La ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, en fera l’annonce aujourd’hui lors d’une conférence de presse à l’école secondaire de La Courvilloise dans l’arrondissement de Beauport, à Québec. Il s’agit d’une première étape dans l’ajout d’une heure d’activités parascolaires par jour, tel que s’y était engagée la CAQ en campagne électorale. D’ici trois ans, toutes les écoles secondaires devraient y avoir accès.

«Les écoles devront offrir au moins quatre activités : ça peut être des activités sportives ou de plein air, culturelles et artistiques, socio-éducatives, scientifiques ou de l’aide aux devoirs», énumère Isabelle Charest en entrevue avec notre Bureau parlementaire. Environ 140 écoles se partageront la somme pour la première année scolaire, à raison de 376 $ par élève, en plus de recevoir un autre montant de 30 000 $ pour coordonner les activités. Celles-ci seront gratuites, ouvertes à tous, mais pas obligatoires.

Alors que, par le passé, François Legault parlait d’écoles ouvertes jusqu’à 17 h, la nouvelle heure de parascolaire pourra être ajoutée au moment choisi par l’école, que ce soit sur l’heure du midi ou en fin de journée. Une solution mur-à-mur, explique-t-on, compliquerait la tâche pour la location de gymnases, laboratoires de science et autres salles.

Cours de cuisine et hockey

Pour réussir à déployer son offre de parascolaire, Québec compte sur l’apport des organismes communautaires, avec lesquels les écoles pourront nouer des partenariats. Les activités ainsi sous-traitées pourront d’ailleurs se dérouler à l’extérieur de l’établissement scolaire. Par exemple, le Patro de Lévis offre des cours de cuisine, de même que des jeux de style Donjons et Dragons, ainsi que du hockey cosom et des ateliers supervisés de devoirs.

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La ministre Charest croit que ce nouvel apport financier viendra aider les groupes locaux. «On vient niveler vers le haut toute l’organisation communautaire, toute l’organisation sportive aussi, souligne-t-elle. Souvent, ce sont des petits clubs sportifs qui sont dans les régions, qui n’ont pas de ressources, qui n’ont pas de moyens. Là, on va avoir des moyens financiers pour qu’ils déploient leur offre sportive, leur offre de loisirs ou autres.»

Lutte contre le décrochage

Le gouvernement Legault espère ainsi lutter contre le décrochage scolaire, en développant le sentiment d’appartenance. «Être dans un groupe, dans une activité ludique, qui développe les passions, ça aide à aimer l’école», résume Isabelle Charest. La triple médaillée olympique en patinage de vitesse souligne que ces activités en dehors des cours pourraient même «susciter des vocations».

Quant au casse-tête des autobus pour ramener les adolescents une heure après la fin des cours, la ministre Charest affirme qu’une partie des fonds pourra être affectée à l’organisation d’un transport scolaire.