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D’une façon ou d’une autre

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Saphir Taïder a marqué à deux reprises pour l’Impact mercredi dernier, dans leur dernier match avant la pause internationale.

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Ça continue. En milieu de semaine dernière, l’Impact a encore réussi à rebondir d’une défaite cinglante.

Parce que l’avant-dernier match avait été assez catastrophique, la troupe de Rémi Garde avait intérêt à relever son niveau. Contre une équipe qui se classe parmi les meilleures chaque année, les Sounders de Seattle, ce n’était pas de la tarte.

Malgré tout, le Bleu-blanc-noir a tout de même réussi à se sauver in extremis avec les trois points au Stade Saputo et à porter sa fiche à 10-0-3, après une défaite depuis le mois de juin 2018, la preuve qu’il est capable de faire preuve de caractère.

Il faut aussi souligner que les circonstances de cette rencontre face aux Sounders étaient pour le moins particulières. Chacun des clubs était privé de ses meilleurs éléments partis en sélection nationale. De cette situation, on a pu en tirer du bon et du mauvais. D’abord, des joueurs ont eu l’occasion – rare pour certains – de se faire valoir. Par contre, le spectacle a pu en souffrir, surtout en première mi-temps.

Au final, l’Impact a pris les trois points de la victoire, on ne se souviendra plus de la manière en fin de saison. De plus, ce gain permet aux joueurs montréalais de partir en vacances le cœur plus léger.

Gratter le fond du sac

En temps normal, on ne devrait pas revoir de sitôt les deux alignements que les Sounders et l’Impact ont présentés mercredi dernier.

Les compétitions internationales ont privé les entraîneurs et les spectateurs des meilleurs joueurs, mais le nombre élevé de blessés chez le Bleu-blanc-noir a aussi forcé Garde à user d’imagination.

Malgré ce qu’on a pu en dire, l’Impact était l’équipe dans la situation la plus favorable face aux Sounders. Ces derniers étaient privés de beaucoup plus de bons joueurs que leurs rivaux montréalais.

Ceci dit, pour n’importe quel club dans le monde entier, mis à part quelques gros clubs comme le Real Madrid ou Manchester City, quand tu es forcé de jouer le 15e, 16e et 17e joueur de l’effectif, le calibre de jeu baisse considérablement.

Maintenant, il reste à voir quelles performances les sélections du Canada (Piette et Brault-Guillard), du Panama (Browne) et des États-Unis vont offrir dans le tournoi de la Gold Cup. Celles-ci nous indiqueront le moment où Garde pourra récupérer ses joueurs et bénéficier d’un effectif complet pour la reprise le 26 juin prochain.

Des gaffes et des hommes

Mercredi, deux fautes menant à des tirs de pénalité ont animé le match au Stade Saputo.

D’abord, Victor Cabrera a fait preuve d’une naïveté extrême en accrochant dans la surface son ancien coéquipier Harry Shipp. Une décision douteuse du défenseur argentin que je m’explique mal. Pourquoi a-t-il été si agressif sur cette action ? Je me le demande encore.

J’imagine que c’est le propre de Cabrera, capable du meilleur comme du pire. Son geste inutile a donné l’avance aux Sounders, mais une autre gaffe est venue niveler les chances.

Cette fois-ci, c’est l’adversaire qui s’est montré coupable d’une faute pour le moins évitable. Kelvin Leerdam, qui était pourtant un des joueurs les plus expérimentés sur le terrain, s’est jeté sans raison valable dans les pieds de Saphir Taïder pour envoyer ce dernier au point de pénalité.

Quand autant de bons joueurs manquent à l’appel pour un match, c’est normal que la qualité du jeu en prenne pour son rhume. Heureusement, les erreurs se sont contrebalancées.

De quoi réfléchir

Puisque l’Impact entame une pause d’une vingtaine de jours, les entraîneurs auront du temps pour réfléchir à propos de l’effectif et de corriger des éléments tactiques qui leur ont fait défaut dernièrement.

Personnellement, je crois qu’ils devraient en profiter pour faire le point sur le caractère des joueurs montréalais. Je l’ai écrit plusieurs fois cette saison, cette équipe manque de stabilité, elle semble incapable d’enchaîner deux bonnes performances de suite.

Garde lui-même en est le reflet en entrevue d’après-match : tantôt il insiste sur le « manque de respect de ses joueurs envers le jeu », tantôt il mentionne qu’ils font preuve de caractère. Ces deux discours, il les alterne match après match.

Un peu de constance, c’est ce dont le Bleu-blanc-noir aura besoin au retour de la pause.