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Grogne des profs contre les récréations prolongées

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Des enseignants s’opposent à la prolongation des récréations l’an prochain, qui aura pour effet de réduire le temps qu’ils auront à consacrer aux élèves en difficulté, selon leur syndicat.

Des profs membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) manifesteront mercredi matin devant l’Assemblée nationale contre l’instauration de deux périodes de récréation obligatoires de 20 minutes par jour, dès l’an prochain.

Cette mesure a été annoncée par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, en février. Dans la grande majorité des cas, aucune somme supplémentaire ne sera accordée aux écoles pour prolonger les récréations, et ce sont les enseignants qui en assureront la surveillance.

Or, l’ajout de temps de surveillance dans l’horaire des enseignants aura pour effet de réduire le temps qu’ils consacreront à l’encadrement et à la récupération à l’extérieur des heures de classe, ce qui leur permettait de donner un coup de pouce à des élèves en difficulté ou de gérer des situations d’intimidation, par exemple. « On vient enlever du temps qui était consacré aux élèves les plus vulnérables », déplore Nathalie Morel, vice-présidente de la FAE.

L’élève « perdant »

Même son de cloche de la part de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE). « C’est l’élève qui est perdant », lance sa présidente, Josée Scalabrini.

La FSE a déposé la semaine dernière une pétition signée par 12 000 enseignants qui demandent au ministre de ne pas aller de l’avant. Les milliers de signatures ont été amassées en trois semaines seulement.

Les syndicats d’enseignants précisent qu’ils ne s’opposent pas à faire bouger davantage les enfants. Ils dénoncent plutôt l’improvisation du gouvernement concernant cette mesure « mur à mur ».