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Le Cirque du Soleil évalue la possibilité d’une entrée en Bourse

Le Cirque du Soleil évalue la possibilité d’une entrée en Bourse
Photo d'archives Martin Chevalier

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Quatre ans après avoir été vendu pour 2 milliards de dollars, le Cirque du Soleil évalue une entrée en Bourse.  

Joint par Le Journal, le PDG de l’entreprise, Daniel Lamarre, a d’abord affirmé que l’article publié hier à cet effet par La Presse «n’est pas véridique».  

«Au moment où on se parle, il n’y a aucune décision qui a été prise, il n’y a pas de firme qui a été engagée [pour mener le processus]», a-t-il affirmé.  

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Mais selon une source confidentielle du Globe and Mail, le Cirque du Soleil prépare les documents pour se donner la possibilité d’entrer en Bourse dans la première moitié de 2020.  

Il arrive régulièrement qu’une entreprise souhaitant réaliser un premier appel à l’épargne retarde ou annule son projet en raison de conditions défavorables du marché.  

Fitzgibbon pas surpris  

Interrogé par Le Journal, le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, ne s’est pas montré étonné par la perspective que le Cirque ouvre son capital aux investisseurs.  

«Quand les fonds d’investissement privé détiennent des entreprises, généralement il y a une période de temps [après laquelle] ils vont peut-être vouloir vendre leur participation. C’est une chaîne normale, le Cirque du Soleil n’est pas différent des autres», a-t-il noté.  

Il insiste toutefois pour que le Cirque maintienne son siège social à Montréal, soulignant que plusieurs firmes de divertissement gravitent autour de l’entreprise fondée par Guy Laliberté.  

«C’est important qu’on conserve ce savoir-faire-là au Québec», a-t-il dit.  

Rappelons que le Cirque est depuis 2015 la propriété de la firme américaine TPG (à hauteur de 55 %), du fonds chinois Fosun (25 %), de la Caisse de dépôt (10 %) et de M. Laliberté (10 %).  

Plus tôt cette année, le Cirque a emprunté 160 millions de dollars à la Caisse et au Fonds de solidarité FTQ, ce qui a porté son endettement total à plus de 1,3 milliard de dollars. Les agences de notation de crédit suivent l’entreprise de près.  

 – Avec Francis Halin