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Moment magique vieux de 19 ans

Tiger Woods a écrit une grande page d’histoire à Pebble Beach

Tiger Woods
Photo AFP Tiger Woods

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Une victoire ayant détruit les records et marqué l’imaginaire. Tiger Woods remportait l’Omnium des États-Unis à Pebble Beach 2000 par 15 coups sur le pauvre Ernie Els. Dix-neuf ans plus tard, il est de retour sur les lieux du « crime » avec 15 titres majeurs en poche.

Les années ont passé. Woods a traversé les tempêtes. Son corps ne répond plus comme il le souhaiterait. Il n’y a qu’à fouiller dans la mémoire à court terme : une semaine plus qu’ordinaire au Championnat de la PGA à Bethpage, il y a tout juste un mois. Au retour d’une longue pause après sa victoire au Tournoi des Maîtres, il était rigide comme c’est pas possible. Ça lui a valu une fin de semaine de congé.

Cette fois, le « Tigre » se dit d’attaque pour le défi que lui lancera l’impitoyable Association de golf des États-Unis (USGA) dès jeudi. L’homme aux trois titres américains (2000, 2002 et 2008) a débarqué à Pebble Beach il y a plusieurs jours. En plus d’étudier le parcours où il joue depuis sa tendre enfance, il a mis un temps fou sur les verts. Les surfaces gazonnées de Poa annua sont plus complexes que celles de type bent grass.

La perfection

C’est d’ailleurs cette maîtrise du fer droit qui lui avait permis de prendre une avance démesurée sur ses adversaires en 2000. Et comme la plupart des amateurs de golf, il se souvient de cette semaine comme si c’était hier.

« Je me souviens de chacun des coups. C’était l’une de ces semaines où tout fonctionnait à merveille. Avec ce type de gazon, en bordure de l’océan, je n’avais pas manqué un roulé de moins de dix pieds.

« J’ai grandi en jouant sur cette surface de Poa, a-t-il poursuivi en fouillant dans sa mémoire. Je réussissais tout. En plus des roulés, je mettais la balle en jeu. Quand je ratais mes coups, je les ratais dans une bonne position, ce qui me permettait d’avoir un bon angle pour attaquer tout de même les fanions.

« Être en mesure de réussir des roulés de moins de dix pieds sur des verts aussi sévères et bosselés en après-midi, c’était quelque chose », a-t-il ensuite ajouté.

Moins de 100 $ avec papa

Parmi ses souvenirs à Pebble Beach, Woods a rappelé une histoire avec son père, Earl, lorsqu’il était haut comme trois pommes.

Papa l’avait amené sur le fameux parcours de la côte Ouest, qu’il ait la chance d’y jouer au moins une fois dans sa vie. Le tarif à l’époque ? Moins de 100 $, alors qu’il en coûte aujourd’hui plus de 550 $ US.

« C’est difficile de croire qu’à l’époque, y jouer coûtait moins de 100 $. Mon père disait qu’il ne jouerait jamais une ronde de golf pour plus de 100 $. Par chance, Pebble en coûtait moins.

« J’avais 9 ou 10 ans, a-t-il enchaîné. Le parcours était long, tendre et mouillé. Je ne frappais pas très loin. C’était plaisant de voir où les pros jouaient. Nous allions aussi à Torrey Pines et à d’autres arrêts du circuit de la PGA. »

Une quinzaine d’années plus tard, il remportait son troisième titre majeur au même endroit, où son paternel l’avait amené en redéfinissant le terme domination.

Tiger au US Open

3 titres : (2000-2002-2008)

20 présences

71 rondes : 20 rondes sous la normale

Plus bas score : 65 en 2000

Plus grande avance après 36 trous : 6 coups en 2000

Plus grande avance après 54 trous : 10 coups en 2000

Plus grande avance dans l’histoire de la USGA : 15 coups en 2000

9 titres de la USGA

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