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[VIDÉO] Voyez l'entrevue avec la lanceuse d’alerte Annie Trudel, candidate conservatrice

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Annie Trudel, qui est sortie de l’ombre lors de la commission Charbonneau et en lançant des allégations contre le ministère des Transports, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Unité permanente anticorruption (UPAC), sera la candidate du Parti conservateur dans Terrebonne aux élections fédérales de l’automne prochain.  

«Il y a plusieurs façons d’améliorer la société et, moi, je le fais en faisant la promotion de la bonne gouvernance. La confiance dans les institutions publiques me tiendra toujours à cœur, a-t-elle fait savoir par communiqué. Je compte apporter ma contribution à rendre la fonction publique et sa gestion, saines, efficientes et indépendantes.»   

Le chef du Parti conservateur du Canada Andrew Scheer s’est réjoui de l’accueillir dans sa formation.   

«Annie est une femme engagée et intègre. Nous avons besoin de politiciennes comme Annie afin de bien représenter les citoyens à Ottawa. Je suis très heureux qu’elle se joigne à notre équipe», a précisé Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada.   

Politique provinciale

Pourquoi avoir sauté en politique fédérale plutôt que provinciale?  

«Parce que j'ai l’impression que, personnellement, j’étais trop proche, trop collé [sur le Québec], a-t-elle expliqué en entrevue avec Sophie Durocher sur QUB radio. Elle n'a même jamais considéré se présenter sur la scène provinciale.  

«Le Québec, c’est petit. Tout le monde connaît tout le monde. J’ai des amis dans chacun des partis. Des gens que je respecte beaucoup. J’étais juste trop proche», a poursuivi Mme Trudel.  

  • Voyez ci-haut l'entrevue complète d'Annie Trudel à On n'est pas obligé d'être d'accord  
Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

De l'UPAC au MTQ

Cette analyste a travaillé de 2010 à l’automne 2011 pour la défunte Unité anticollusion (UAC), où elle a eu pour patron Jacques Duchesneau. Elle a ensuite travaillé à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) de 2011 à 2013, puis a été embauchée par l’ex-ministre des Transports Robert Poëti pour enquêter sur certaines irrégularités dans des pratiques administratives du ministère.   

Elle a démissionné du ministère des Transports du Québec (MTQ) en avril 2016, se disant victime d’intimidation et d’entraves à son travail par de hauts fonctionnaires du MTQ.   

En juin 2016, elle affirmait en commission parlementaire que son rapport de 2014 avait été modifié avant d’être déposé à l’Assemblée nationale. Ses révélations ont mené au départ de la sous-ministre Dominique Savoie.   

En octobre 2017, elle a soutenu publiquement que l’AMF aurait forcé des entreprises ayant reçu des avis défavorables de l’UPAC à avoir recours aux services d’une seule et unique firme de consultants. La vérificatrice générale s’était penchée sur ces allégations de corruption, mais n’avait pas donné raison à Annie Trudel, mentionnant que ses recherches n’avaient pas permis de confirmer l'existence d’un stratagème entre l’AMF et l’UPAC.