/qubradio
Navigation

Un besoin criant pour plus de moyens à la DPJ

Un besoin criant pour plus de moyens à la DPJ
Jocelyn Malette

Coup d'oeil sur cet article

Alors que la DPJ est l’objet de nombreuses critiques, la présidente d’un important syndicat du milieu des services sociaux implore le gouvernement provincial de donner davantage de moyens aux intervenants jeunesse avant la pause estivale de l’Assemblée nationale.

«Les enfants vulnérables ne sont pas en vacances. Il faut qu’on rassure les gens, il faut qu’on donne un espoir aux gens», a laissé tomber la présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Carolle Dubé, en entrevue à l’émission «Dutrizac de 6 à 9» sur les ondes de QUB radio.

  • ÉCOUTEZ Carolle Dubé en entrevue à Dutrizac de 6 à 9 sur QUB radio:

Selon Mme Dubé, le plan d’action mis de l’avant en mai par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, ne donne pas assez de pistes d’action à court terme pour améliorer l’efficacité de la DPJ. La Commission sur la protection de la jeunesse, qui a pour but de trouver des solutions aux problèmes d’efficacité de la DPJ, vient d’être mise en place et ne se terminera que dans 18 mois.

«Je veux qu’il y ait de l’argent nouveau, pour qu’on donne des moyens aux établissements d’embaucher des gens, de leur donner des outils de travail. [...] Il faut aussi qu’on s’assoie avec les intervenants, c’est eux qui ont des pistes de solution», a-t-elle plaidé.

Intervenants débordés

Tandis que le nombre de signalements à la DPJ est en hausse constante depuis plusieurs années, les établissements de santé ont subi d’importantes compressions. Cela mène à un débordement du personnel, qui peine à prendre du temps pour dîner et travaille à l’extérieur des heures ouvrables, a expliqué Carolle Dubé en entrevue.

«Il y a des intervenants qui me disent qu’ils ont une trentaine d’enfants à suivre, des enfants pour lesquels il y a une ordonnance de la cour, des directives parfois très précises des juges, où l’on demande aux intervenants de faire tant de visites, tant de rencontres avec la famille», a-t-elle illustré.

La présidente de l’APTS a également d’ailleurs indiqué que son association compte

«mener une campagne auprès de l’ensemble des députés» afin qu’ils accordent davantage d’importance à la protection de la jeunesse.

Visitez qub.radio pour ne rien manquer de notre programmation quotidienne et de nos baladodiffusions