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Ils en fument du bon, selon des clients

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De nombreux clients de la Société québécoise du cannabis de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal, trouvent ridicule que les employés demandent une rémunération plus élevée.

« Je trouve ça cheap de leur part. Leur salaire est raisonnable », a laissé tomber d’aberration Jimmy Marin, 44 ans, hier, devant la porte de la SQDC qui a récemment déposé un mandat de grève, entre autres, pour une question de revenus.

Une mesure trop rapide

Son ami Benoît Parent-Richard, 47 ans, et lui travaillent tous deux dans le domaine de la toxicomanie.

« Je trouve qu’ils poussent la note trop vite. Qu’ils commencent au salaire qu’on leur donne. Moi, je travaille avec les gens qui en consomment trop de drogue, et je ne gagne pas autant », a soutenu M. Parent-Richard.

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La succursale a bourdonné tout l’après-midi, malgré les laborieux travaux de construction de la rue Saint-Hubert. Plus d’une centaine de personnes se sont succédé, à un rythme constant, dans la boutique.

Comme la SAQ

Jean-Philippe Bouchard, 23 ans, comprend que les employés tentent d’obtenir des conditions semblables à celles des travailleurs de la Société des alcools du Québec (SAQ), une autre instance gouvernementale, qui commencent à 20,46 $ l’heure.

« Ouin, mais quand on pense aux préposées aux bénéficiaires qui gagneraient moins qu’une caissière... », lui a répondu du tac au tac sa copine Camille Sévigny, 24 ans.

« Je pense que c’est à la SAQ qu’ils gagnent trop. C’est abusif », a ajouté Charles Tremblay, 33 ans.

Un autre client, Anthony Di Tomasso, croit pour sa part qu’avec des honoraires de 14 $ l’heure, soit 1,50 $ de plus que le minimum, les employés n’ont pas à se plaindre.

« Je trouve ça déjà pas pire comme salaire. Ils ne font rien de compliqué », a dit au Journal le client de 26 ans, quelques instants après avoir fait ses emplettes.