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La consommation de plastique doit être réduite à la source, dit Charette

Le ministre de l’Environnement du Québec s’exprime sur le reportage du Journal

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Photo Simon Clark Benoit Charette. Ministre de l’Environnement

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Le Québec doit réduire « à la source » l’usage de produits faits de plastique pour éviter qu’on les retrouve dans les cours d’eau, croit le ministre de l’Environnement, Benoit Charette.

« Une partie de la solution va passer par une réduction à la source de leur utilisation », a reconnu le ministre Charette, en mêlée de presse, mardi.

Le ministre réagissait au reportage du Journal publié samedi qui levait le voile sur la pollution par le plastique aux Îles-de-la-Madeleine.

Selon le ministre, le Québec doit d’une part réfléchir à sa façon de réduire à la source la quantité de plastique qui est consommée, mais aussi améliorer son traitement des déchets.

« Pour tous ces contenants de plastique là qui se retrouvent sur le marché, il faut aussi leur trouver des débouchés, et c’est là certainement qu’il faut prendre des mesures plus probantes et plus concrètes que ce que les gouvernements passés ont pu faire », a indiqué le ministre.

Il compte annoncer dès cet automne un plan « ambitieux » de recyclage et de revalorisation de différents produits, dont le plastique.

Payer plus cher

Selon le premier ministre François Legault, les Québécois sont d’ailleurs prêts à payer plus cher leurs biens si cela permet une meilleure gestion des déchets de plastique.

« Oui, les gens sont prêts à faire des efforts pour moins consommer de plastique », a-t-il dit, lors d’une mêlée de presse.

Même s’il qualifie de « floue » l’annonce d’Ottawa de bannir dès 2021 les articles de plastique à usage unique, M. Legault est pour le moins favorable à l’initiative.

« On est tous d’accord avec la réduction de l’utilisation du plastique. Évidemment, on va pouvoir regarder les règlements, mais c’est quelque chose qu’on regardait déjà », a-t-il indiqué.

De son côté, le ministre Charette a affiché un peu plus de réticence.

« C’est difficile d’interdire [les articles de plastique à usage unique] alors que les produits de remplacement ne sont pas toujours disponibles », a-t-il indiqué.