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Partisan gonflable

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Je ne connais rien au basketball, sinon le strict minimum. Quelques règles, quelques joueurs, quelques équipes. Par contre, j’en apprends de plus en plus parce que, depuis quelques semaines, je me suis découvert une passion. En fait, c’est un peu exagéré... je devrais plutôt dire: intérêt marqué pour ce sport qu’est le basketball. Je ne vous le cache pas, tout ça à 100% à voir avec la performance des Raptors de Toronto dans les finales de la NBA.

Je ne vais pas essayer de vous faire croire que je suivais ça même avant que ça devienne à la mode. Que je suis un expert, un puriste, loin de là. Ma passion soudaine est avant tout opportuniste. Je profite de l’ambiance. Je profite du soulèvement soudain de fierté qui habite le cœur des gens. Je ne dis pas que tout le monde écoute le basket, mais le thème est en bruit de fond constant partout où je vais. À l’épicerie, au restaurant, au bar peu importe, il y a toujours quelques tables, quelques quidams qui discutent de la dernière partie.

Je crois qu’au-delà du jeu c’est ça qui me fascine. De voir autant de gens, issus d’autant d’horizons, s’unir autour d’un même discours, d’un même but. Gagner. Ça fait du bien de ne pas voir les gens se rassembler pour protester, mais pour appuyer quelque chose. De regarder tous dans une seule et même direction, indépendamment de l’âge, du sexe ou de la couleur de peau.

Pour tous ceux qui sont des vrais fans de basket, ceux qui écoutent année après année tous les matchs. Ceux qui attendent depuis 25 ans que les Raptors se rendent aussi loin et qui sont fâchés de voir des gens comme moi, des néophytes, se joindre à la fête, je leur dis, il reste bien une petite place pour nous dans la fête, non?

Si on montre de l’intérêt pour quelque chose pour laquelle nous n’en avions pas, ce n’est pas pour troubler la fête, au contraire, c’est pour s’y joindre. Parce que c’est si satisfaisant, et si nécessaire d’appartenir à quelque chose. Laissez-nous une petite place dans votre estrade, vous allez voir que nous aussi on est capable de faire du bruit.

Un bruit et une énergie qui a quelque chose d’apaisant car ils permettent de croire que c’est possible. Que c’est possible d’avoir une certaine harmonie, d’avoir un certain consensus sans sentir le besoin de débattre sur le reste. Juste de laisser tomber nos préjugés, nos idées biaisées et nos craintes, pour apprécier le spectacle.

Je ne crois pas pour autant que le chemin vers une société parfaite et égalitaire soit pavé de matchs de basket, je crois seulement que ça fait du bien. Et encore plus, parce que ça fait du bien à tellement de monde en même temps.