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Dehors les Lenkov et le boursicoteur de pot!

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Photo Agence QMI, Mathieu Horth-Gagné Parce que le commissaire de la LCF Randy Ambrosie a écouté les sirènes californiennes au lieu de travailler avec des gens de Montréal, la saison 2019 des Alouettes est déjà vouée à la catastrophe.

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De la maudite boulechite ! La vente des Alouettes, c’est de la boulechite sur le fond et la forme.

Je ne sais même pas si les propriétaires de la Ligue canadienne de football qui vont devoir assumer les millions de dollars en pertes de la présente saison des Alouettes sont conscients à quel point le commissaire Randy Ambrosie est en train de fourrer tout le monde !

C’est un gros mot, fourrer. Chez Larousse, on mentionne que « fourrer » peut vouloir dire tromper sur la marchandise en modifiant la fourrure d’un alliage. Autrement dit, vendre du toc.

Dans le dictionnaire québécois, c’est plus direct. Ça peut être une forme vulgaire de « faire l’amour » ou encore, le sens le plus fréquent, celui d’arnaquer.

Je vais mettre ça simple. Ambrosie, peut-être sans que les huit autres propriétaires des équipes de la Ligue canadienne de football ne le sachent, essaie d’en passer une grosse vite aux Québécois.

Et tout ce qui sort dans les médias est du baloney, pas du filet mignon. Une façon de revendre les restes des dépouilles fumées des animaux à l’abattoir.

Le valet de service

C’est vrai qu’Ambrosie tente de vendre les Alouettes aux frères Lenkov, d’anciens Montréalais installés en Californie. Ils ont promis d’amener Céline Dion chanter l’Ô Canada ! puisque Peter Lenkov a brillamment réussi dans la scénarisation et la production de séries américaines telles CSI : NY.

Le problème, et c’est l’arnaque, c’est que les frères se cherchent désespérément un pantin local qui va faire fonctionner les Alouettes en dorlotant le bon peuple. Un valet de service qui va essayer de parler le même langage que le bon peuple. Voilà que Clifford Starke, un aimable boursicoteur dans le cannabis, veut rappliquer dans le décor. Dimanche, chez les riches du Grand Prix, tous les vrais investisseurs potentiels savaient que les Lenkov appellent Éric Lapointe tous les deux jours (sans doute que depuis hier, Starke vient de s’ajouter dans la liste des appels à retourner d’Éric Lapointe).

Pour en faire un Claude Brochu avec un petit pourcentage de l’équipe.Selon une source fiable, Lapointe ne répond même plus au téléphone et aux courriels.

Je vais être encore plus clair. Si les Alouettes ne sont pas achetés par un groupe d’investisseurs locaux, idéalement dirigés par Éric Lapointe, ils vont mourir d’ici trois ans.

Les Québécois n’embarqueront pas dans un trip de Californiens qui pensent se payer un jouet à Montréal. Encore moins derrière un boursicoteur dans les compagnies de pot. Les fans ont été échaudés. Ils ont besoin de sentir que des gens de chez nous vont s’impliquer corps et âme dans la transformation de l’organisation.

Éric Lapointe

Les Lenkov ont une exclusivité de négociations qui se termine ce samedi. Si Ambroisie leur donne une prolongation, on saura que les Alouettes vont mourir à brève échéance.

Si Ambrosie est le moindrement honnête avec les amateurs et les investisseurs québécois, il va rappeler Éric Lapointe et son groupe pour reprendre les négociations. Il va parler à quelques milliards de dollars. Éric Lapointe est le seul qui a l’amour, la passion, la jeunesse et les compétences en affaires et en football pour relancer cette organisation naguère si prestigieuse. Et si aimée.

Le plan de Lapointe est déjà connu par Ambrosie. Malheureusement, parce que le commissaire a écouté les sirènes californiennes au lieu de travailler avec des gens de Montréal, la saison 2019 est déjà vouée à lacatastrophe. Même si Lapointe achetait l’équipe lundi matin, il est trop tard pour cette année. Plus moyen de congédier le directeur général Kavis Reed et de rebâtir l’équipe avant la prochaine saison.

La vraie valeur

La vraie valeur des Alouettes est de un dollar. Et les acheteurs devront prévoir des pertes d’environ cinq ou six millions pour les trois prochaines saisons. En commençant à compter en 2020. Ce sont les autres propriétaires de la LCF qui vont devoir éponger une perte d’au moins cinq millions en 2019 pour les Alouettes.

Ça ne me fait pas pleurer, c’est de leur faute. Ils avaient en main une offre structurée et structurante de Lapointe et de son groupe depuis des mois. Et la dizaine d’investisseurs prêts à risquer au moins un million dans l’aventure auraient fait rêver n’importe quel homme d’affaires. Vous les connaissez déjà. Leurs noms font les manchettes depuis des années. Ils étaient d’accord il y a trois mois avant que les clowneries d’Ambroisie ne fassent tout déraper.

Si j’en juge par ma journée de dimanche, ils se laisseraient convaincre une autre fois d’embarquer derrière ou avec Lapointe. Là, les amateurs et les Québécois suivraient. Là, ils auraient confiance. Sinon, ce sera la fin. Et ce n’est pas du pessimisme, c’est du réalisme.

J’aimerais vous en dire plus sur la position d’Éric Lapointe, mais il se contente de répondre par un court texto qu’il n’a rien à commenter.

Il va finir par apprendre à vivre s’il devient propriétaire un jour.