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Écoles illégales: «c’est terminé de se fermer les yeux», affirme le ministre Roberge

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QUÉBEC – Peu importe où ils sont éduqués, aucun enfant québécois ne passera désormais «sous le radar» du ministère de l’Éducation, a dit jeudi le ministre Jean-François Roberge. 

Réagissant au non-renouvellement du permis d’une école religieuse associée à la Mission de l’Esprit-Saint de Saint-Paul, près de Joliette, M. Roberge a déclaré en entrevue à QUB radio que l’État québécois veillerait plus que jamais à ce que chaque jeune reçoive une éducation adéquate.   

«C’est terminé de se fermer les yeux et de laisser les enfants à l’abandon», a ainsi martelé le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, soulignant que «s’il le faut, on va aller faire des vérifications, comme je l’ai fait pour la Mission de l’Esprit-Saint et l’école l’Accord».   

Concernant le cas de l’établissement religieux de Lanaudière, l'élu caquiste soutient que bien «qu’administrativement» l’école pouvait «faire appel» de la décision du ministère de ne pas renouveler son permis, celle-ci «ne fonctionnera pas à partir de septembre prochain», a indiqué M. Roberge, au micro de Jonathan Trudeau.   

«La relation de confiance, je vous dirais, entre l’État et cette école-là est brisée. Quand on sait qu’ils ont opéré sans permis pendant un an, qu’ils ont accueilli dans une école qui était illégale des jeunes qui étaient censés faire l’école à la maison... Ils ont une côte à remonter», a-t-il ajouté.   

En ce sens, le ministre a soutenu qu’il n’avait rien contre les écoles privées dotées d’une certaine mission confessionnelle, mais qu’il ne «fallait pas que la transmission de la foi empêche tout le reste» et «entre en compétition» avec le programme d’enseignement régulier.   

Enseigner tout le programme 

Sur ce point, Jean-François Roberge a rappelé que, même si un enfant était éduqué dans une école privée ou encore à la maison, ce dernier devait absolument se faire enseigner le programme du ministère de l’Éducation dans son entièreté, et ce, peu importe les croyances.   

«Faire le choix de l’école à la maison, c’est permis, c’est correct. C’est permis partout en Occident, mais, au Québec, on lève la barre. On dit: "c’est correct, vous pouvez faire ce choix-là, mais attention, c’est une grande responsabilité que vous prenez comme parent"», a-t-il insisté.   

De plus, en contre-vérifiant ses données avec celles de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), le ministère de l’Éducation pourra désormais s’assurer que chaque jeune Québécois est bel et bien inscrit dans un établissement légal, s’il n’est pas déjà scolarisé à la maison.   

«Des jeunes clandestins, des jeunes sous le radar, il n’y en aura plus. On va savoir où ils sont», a fait valoir M. Roberge.

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