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La douleur de la défaite

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BOSTON | À l’ouverture des portes du vestiaire des Bruins, après plusieurs minutes d’attente, deux scènes décrivaient parfaitement la tristesse d’un revers lors du septième match d’une finale de la Coupe Stanley. 

Il y avait Joakim Nordstrom qui pleurait comme un enfant en serrant dans ses bras Brandon McNelis, un des responsables des communications de l’équipe. Dans un autre coin, Jake DeBrusk n’avait toujours pas retiré une seule pièce de son équipement à l’exception de son casque, et il regardait le vide. 

Nordstrom et DeBrusk ne portaient pas les couleurs des Bruins lors de la dernière présence de l’équipe, en grande finale en 2013. 

Autre déception 

Patrice Bergeron, lui, y était. Pour la deuxième fois d’affilée, le centre a vu la conquête de la coupe Stanley lui glisser d’entre les doigts. En 2013, les Bruins avaient perdu en six matchs contre les Blackhawks de Chicago. 

« Il n’y a pas de mot pour décrire le sentiment, nous sommes tous très émotifs en ce moment, a murmuré Bergeron en français durant une mêlée de presse de quelques minutes avec les collègues de Boston. C’est beaucoup de travail pour atteindre la finale. Nous formons un groupe très uni. Ça fait mal de perdre quand tu passes aussi près. 

« J’ai aussi vu mon capitaine Z (Zdeno Chara) avec les larmes aux yeux, a-t-il continué. Je dirais que c’était un peu tout le monde qui pleurait après le match. Les occasions de gagner la coupe Stanley n’arrivent pas souvent. Quand tu joues dans la LNH depuis longtemps, tu le sais encore plus. Z et moi sommes deux vétérans. Je ne peux pas dire que ça fait plus mal. Mais c’est encore plus une claque dans la face. » 

Blessé à l’aine 

Les Bruins garderont un mauvais souvenir d’un gardien recrue de 25 ans, Jordan Binnington. Celui qui jouait pour les Bruins de Providence l’an dernier dans la Ligue américaine a eu un gros mot à dire dans cette dernière victoire des Blues en bravant la tempête à plusieurs occasions dans ce septième match. 

« Nous avons eu plusieurs chances en première période, nous avons décoché plusieurs bons tirs, mais ça ne roulait pas de notre côté, a résumé le numéro 37 des Bruins. Quand les Blues ont marqué, ça faisait mal. Nous avons ensuite perdu le rythme et ils ont inscrit un autre but en fin de première. Les Blues méritent cette victoire. Je ne chercherai pas d’excuses. » 

Sur le plan de la santé, Bergeron était loin d’être à 100% lors de cette finale. 

« Je traînais une blessure à l’aine depuis un bon moment, je bataillais avec ça, a-t-il souligné. J’ai aggravé ma blessure en finale. »