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Poursuite pour des travaux mal exécutés à l’Aréna Maurice-Richard

Poursuite pour des travaux mal exécutés à l’Aréna Maurice-Richard
ROXANE TRUDEL/24 HEURES/AGENCE QMI

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La Ville de Montréal réclame près de 350 000 $ à une entreprise en construction et à une firme d’architectes qu’elle tient pour responsables de travaux de réfection bâclés ayant causé des préjudices à l’Aréna Maurice-Richard.

Une détérioration prématurée importante sur la dalle de béton du sous-sol a été constatée, «soit la présence de boursouflures et de rouilles», expose la poursuite civile déposée récemment au palais de justice de Montréal.

En 2012, la Ville de Montréal avait lancé un appel d’offres dans le but de «remettre l’actif en état et le maintenir fonctionnel». Au terme du processus de soumissions, ce sont la firme d'architectes Cardin Julien Inc. et l’entreprise de construction Procova Inc. qui avaient obtenu les contrats de conception et de construction.

Poursuite pour des travaux mal exécutés à l’Aréna Maurice-Richard
ROXANE TRUDEL/24 HEURES/AGENCE QMI

Détérioration prématurée

Or, moins d’un an après la fin des travaux en janvier 2016, la Ville avait détecté de la corrosion et des bulles à la surface du nouveau revêtement de plancher.

Elle allègue que cette détérioration prématurée s’explique par la présence d’un «durcisseur métallique», c’est-à-dire une surface de métal qui protège le sol. Elle aurait dû, selon le contrat, être retirée avant le début des travaux puisqu’elle empêchait le nouveau revêtement d’adhérer convenablement au plancher.

«Ces travaux n’ont pas complètement été réalisés, l’entrepreneur laissant en place environ 54 % de l’épaisseur de durcisseur d’origine», a soutenu dans son rapport un expert mandaté par la Ville en 2017.

Ainsi, cette dernière accuse l’entreprise Procova Inc. de ne pas avoir exécuté «correctement et entièrement» les travaux, entraînant des préjudices au bâtiment.

La firme d’architectes n’a pas, quant à lui, procédé aux vérifications nécessaires et conseillé adéquatement la Ville, ce qui lui a engendré des frais supplémentaires, ainsi qu’à ses contribuables, soutient-elle.

Poursuite pour des travaux mal exécutés à l’Aréna Maurice-Richard
ROXANE TRUDEL/24 HEURES/AGENCE QMI

Corriger les malfaçons

«La Ville a demandé [...] la mise en place de travaux correctifs substantiels tant au point de vue monétaire que logistique [puisque] l’entièreté de la surface de la dalle de béton sur le sol doit être réparée mécaniquement», peut-on lire dans la poursuite.

Aussi, l’appel d’offres stipulait qu’il était de la responsabilité de l’entrepreneur de se conformer aux exigences du contrat, au risque de devoir «démolir [les travaux] et les refaire, à ses frais».

La Ville réclame la somme de 344 136 $ pour couvrir les frais des travaux nécessaires pour corriger les malfaçons, ainsi que les frais des services professionnels. Elle a dû se résoudre à intenter les procédures judiciaires puisque les deux entreprises n'ont pas donné suite à sa mise en demeure en août 2018.

Construit en 1961, l’Aréna Maurice-Richard, situé dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, abrite le Centre national courte piste – du patinage de vitesse – et joue un rôle important dans le développement de l’élite sportive.