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Devez-vous craindre l’achat en ligne de vos assurances?

Devez-vous craindre l’achat en ligne de vos assurances?
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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Une nouvelle loi encadre depuis mercredi la vente d’assurances sur internet au Québec, mais plusieurs observateurs pensent toutefois que les consommateurs ne sont pas encore assez protégés face à un produit tout de même complexe.

Le hic est que, lorsqu’un consommateur achète sa police sur internet et que cela ne lui offre pas la possibilité de parler à une personne en chair et en os, il se trouve à acheter une couverture qui ne répond pas nécessairement à ses besoins.

Et, bien souvent, le client ne le découvrira qu’au moment de faire une réclamation. Alors que s’il peut communiquer avec un conseiller certifié au moment de conclure son contrat, il est mieux protégé.

«Il n’y a aucun organisme de défense des consommateurs, incluant la Chambre de l’assurance de dommages, qui était en faveur d’une déréglementation de la vente d’assurances par internet, qui n’incluait aucun besoin d’être certifié pour pouvoir faire du conseil et aucun besoin d’un conseiller pour acheter de l’assurance», observe le courtier en assurances Louis Cyr.

TVA Nouvelles a mené un court exercice avec l’analyste Jacques St-Amant sur le site de Desjardins.

«C’est concluant que ça n’est pas vraiment tellement plus simple que de parler à un agent ou à un conseiller», constate M. St-Amant, de la Coalition des associations de consommateurs du Québec. «Car l’achat d’un produit aussi complexe que l’assurance ne se fait pas toujours en 10 minutes.»

«Ça a l’air simple sur internet, parce que ça va vite, souligne M. St-Amant. On n’évalue pas les risques. Mais effectivement, [le client] doit déterminer s’il pense qu’il a besoin d’un conseiller. Ça peut lui paraître simple, mais il y a sûrement des éléments auxquels il ne pense pas.»

L’Autorité des marchés financiers (AMF) affirme de son côté avoir une loi assez robuste pour mettre au pas les compagnies.

«On assure le développement harmonieux de ce secteur, qui existe de toute façon», précise le porte-parole de l’AMF, Sylvain Théberge, qui ajoute que la nouvelle loi n’oblige pas le public à renoncer à la façon traditionnelle de transiger.

«Le consommateur a l’option, a le choix, d’aller vers ce domaine-là [l’assurance en ligne] ou encore de recourir à un représentant ou à un courtier pour parler avec quelqu’un en chair et en os», souligne le porte-parole.

Et pour ceux qui préféreront toujours acheter leur couverture d’assurance avec les conseils d’un représentant, sachez qu’en cas d’erreur, c’est lui, le responsable, et non pas vous.

Au Québec, avant la nouvelle loi, aucune loi ne s’appliquait pour encadrer la vente d’assurances sur internet.

-D’après un reportage de Richard Olivier