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Savoir où ils en sont

Samuel Piette a toujours frais à la mémoire la défaite subie par le Canada aux mains de la Jamaïque en 2017.
Photo d’archives Samuel Piette a toujours frais à la mémoire la défaite subie par le Canada aux mains de la Jamaïque en 2017.

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Le Canada a remporté une victoire de 2 à 0 sur Trinité-et-Tobago lors de son dernier match préparatoire plus tôt cette semaine, et ce gain a conforté les joueurs canadiens dans leur impression qu’ils peuvent aller loin.

« C’était super important pour nous pour voir où on se situe, a expliqué Samuel Piette lors d’une conversation téléphonique. On n’avait pas encore affronté une équipe qui est de notre niveau.

« On a été super dominants même si on n’a pas joué notre meilleur match. Ça aurait pu se terminer 5 à 0 ou 6 à 0. »

Cette équipe se présente à la Gold Cup avec l’impression de pouvoir y laisser sa marque.

« On arrive sans aucun complexe, on sait très bien qu’on peut rivaliser contre n’importe qui dans notre groupe », insiste Maxime Crépeau.

Crève-cœur

Il y a deux ans, le parcours du Canada s’est arrêté en quarts de finale lors d’une défaite crève-cœur de 2 à 1 contre la Jamaïque.

« On a été un peu déçus de la façon dont ça s’est terminé pour nous, surtout contre la Jamaïque où on avait dominé », a rappelé Piette.

« Mais on n’a pas la même équipe, on est encore supérieurs à ce qu’on était il y a deux ans. »

Le milieu de terrain de l’Impact estime que la formation actuelle est mieux équilibrée que celle de 2017.

« On a des jeunes qui n’ont pas froid aux yeux, ils jouent librement et tentent des choses que certains vétérans ne vont pas tenter par peur de faire des erreurs. Les vétérans apportent de l’expérience et une certaine forme d’équilibre. »

Sortir du groupe

Avant de penser à réaliser un parcours plus long qu’il y a deux ans, le Canada devra sortir du groupe A qui réunit aussi le Mexique, la Martinique et Cuba.

« Tout le monde s’attend à ce qu’on sorte avec le Mexique, car c’est clairement nous et eux qui sommes les plus forts », avance Piette.

« Mais il faut faire attention parce qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer. Cuba et Martinique, ce sont des équipes compliquées qui sont aussi habituées aux conditions météo. »

Piette ne va surprendre personne en affirmant que ses coéquipiers et lui vont affronter leur plus grosse adversité contre le Mexique.

« Le Mexique sera notre plus gros test depuis qu’on est avec John. On a hâte de se comparer et de se prouver contre ces grosses équipes. »

Donner le ton

N’empêche qu’il sera important de bien amorcer le tournoi dès samedi lors du match d’ouverture contre la Martinique.

« C’est un match que l’on doit gagner pour donner le ton. On a une approche calme où on va faire le travail.

« On a un peu de pression parce qu’on veut bien commencer le tournoi et il n’y a pas beaucoup de marge de manœuvre parce qu’il n’y a que trois matchs », souligne Piette.

Petit doute

Le Canada est bien équipé en attaque, en milieu de terrain de même que devant les filets avec Milan Borjan. C’est sur le plan défensif qu’il y a des doutes.

« C’est sûr que la défensive, c’est là où il y a plus d’irrégularités, a reconnu Piette. Il y a des joueurs qui jouent un peu moins et il y a des joueurs qui sont convertis en défense qui ne sont pas défenseurs.

« On s’ajuste avec les outils qu’on a, mais il y a Zachary [Brault-Guillard] qui fait du bon travail sur la droite. »

Le Canada compte aussi sur le vétéran Atiba Hutchinson, qui joue habituellement comme milieu de terrain, qui vient apporter de l’expérience à la brigade défensive.

« Atiba fait très bien en défense, assure Piette. Il n’est pas le plus physique, mais il est très intelligent et a beaucoup d’expérience, ce qui compense, et il nous aide à conserver le ballon. »