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Bonne fête, les papas!

Bonne fête, les papas!
Illustration Adobe Stock

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Bonne fête des Pères, les boys ! Petite tape sur l’épaule pour les papas 2.0 que plusieurs d’entre nous sont devenus. J’en profite aussi pour remercier les mamans, car c’est souvent grâce à vous que l’on a appris quelque chose.

De mon côté, j’ai souvent observé la mère de ma fille tout en prenant des notes.

Je confesse qu’au début, j’étais un papa « correct » avec un petit côté niaiseux.

Je ne sais pas combien de fois je me suis posé la question : « qu’est-ce que je suis supposé faire dans cette situation ? »

J’ai passé les premières années à me remettre en question constamment, à douter de mes capacités et à transporter avec moi, un sentiment de culpabilité, parce que je ne me sentais pas à la hauteur.

Dites-moi si je me trompe, mais je pense qu’on est plusieurs à avoir le même feeling.

En fait, je pense que je viens de décrire ce que c’est que d’être un parent en général. Mais c’est toujours rassurant de savoir que tu n’es pas le seul à te sentir ainsi.

Une pression intense

Je sais pas pourquoi, mais j’ai comme senti cette pression de tout condenser mon savoir, mon expérience de vie, tout ce que je voulais inculquer à mes enfants dans les 18 premières années de leurs vies.

J’avais cette fausse impression que je devais me dépêcher d’en faire les meilleures personnes possible avant qu’ils volent de leurs propres ailes.

Livia a eu justement 18 ans cette année, et c’est là que j’ai eu comme ce sentiment de soulagement lorsque j’ai réalisé que le rôle d’un père, le rôle de parent, c’est un rôle que tu incarnes toute ta vie.

Je ne sais pas pourquoi j’avais ce sentiment qu’elle n’aurait plus besoin de moi un jour. En fait, en écrivant ces lignes, je me rends compte que c’était surtout une énorme crainte que j’avais, qu’un jour, elle n’aurait plus besoin de moi.

Naïvement, tu crois que ton rôle va se simplifier et que ça devient plus facile un moment donné... Mais non ! Il ne fait que se transformer.

Ce que je trouve le plus difficile présentement, et je crois sincèrement que vous allez tous sans exception vous reconnaître là-dedans, c’est lorsque je donne des conseils à ma fille et que je la vois faire à sa tête.

C’est la chose la plus normale, on était exactement pareils à cet âge-là. Pourtant, à ce moment-là, tu sais que tu es devenu un spectateur assis dans les estrades dans l’attente des résultats.

Quand tu y penses, si ton enfant frappe un mur en ignorant tes conseils, c’est plate et souvent douloureux, mais pour lui, c’est la meilleure et seule façon d’apprendre.

Apprendre de ses erreurs

C’est la pire des sensations que de savoir qu’ils vont faire des erreurs, vivre des échecs et que tu vas être absolument impuissant devant la situation.

On veut leur éviter de commettre les mêmes erreurs que nous. Mais c’est parce qu’on oublie que c’est leur vie à eux. Tu ne peux pas l’écrire à leur place, c’est leur histoire personnelle qu’ils sont en train de forger.

Heureusement, arrive aussi la situation où ils ont ignoré nos conseils et ont réussi à passer à travers une situation hasardeuse à leur façon.

Ça te soulage de réaliser que tu avais peut-être sous-estimé le fait qu’ils étaient prêts à y faire face, et c’est aussi à ce moment que tu réalises que tu ne détiens pas la vérité infuse.

En cette journée des papas, apprenons de nos échecs, mais n’oublions pas de souligner aussi nos bons coups. Lorsque le doute fait surface, faisons aussi confiance à nos enfants, car ce sont aussi eux qui sculptent les parents que nous sommes.