/news/politics
Navigation

Le Manitoba obtient une ligne de transport pour exporter son hydroélectricité

Coup d'oeil sur cet article

REGINA – Le gouvernement fédéral a approuvé la construction d’une ligne électrique de 453 M$ afin de permettre à Manitoba Hydro d’exporter son électricité vers le Minnesota.

Le projet de Ligne de transmission Manitoba-Minnesota (LTMM), débattu à Ottawa depuis des mois, prévoit une ligne de 500 kV de 213 km qui passera à proximité de Piney, ainsi que la rénovation d’une paire de lignes existante.

«Les Canadiens comprennent qu’un réseau électrique propre, moderne et résilient permet de lutter contre le changement climatique et de faire la transition vers une économie moins carbonée», a déclaré le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Cette autorisation d’Ottawa survient alors que le gouvernement du Québec essaie tant bien que mal d’exporter lui aussi son hydroélectricité. Toutefois, les États américains du Nord-Est sont plus réticents à faire passer des lignes à haute tension sur leur territoire.

En février, Hydro-Québec a indiqué vouloir verser 170 M$ US sur 40 ans au Maine afin d’obtenir son soutien dans la construction d’une ligne de transport sur son territoire, où existe une importante opposition au projet.

Litige avec les Autochtones

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, s’est heurté à la Fédération des Métis du Manitoba, en 2018, lorsqu’il a annulé un versement de 67,5 M$ de Manitoba Hydro à la Fédération afin d’obtenir le soutien de la Première Nation. Le premier ministre avait indiqué que l’accord servait surtout à «acheter la paix».

En réponse, neuf des 10 membres du conseil d’administration de Manitoba Hydro ont démissionné. Ils ont affirmé que Brian Pallister avait refusé de les rencontrer pour discuter de questions importantes, notamment des droits des Autochtones. La Fédération a depuis porté l’affaire en justice.

Le président de la Fédération, David Chartrand, a déclaré vendredi à Global News qu’il était temps que le premier ministre s’assoie à la table des négociations, maintenant que le projet a été approuvé. «Le feu vert est là. Mon rameau d’olivier est là. Assoyons-nous à la table et trouvons la solution», a-t-il déclaré.

Le gouvernement a également demandé à l’Office national de l’énergie de modifier cinq conditions de projet en réponse aux préoccupations exprimées par les groupes autochtones lors du processus de consultation.