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Les syndiqués d’Airbus optent pour la stabilité

L’offre patronale est acceptée à 76,1% par les employés

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits La plupart des quelque 1200 employés se sont déplacés samedi pour entendre l’offre patronale d’Airbus. Les opinions étaient partagées au terme de cette rencontre, mais ils ont voté en faveur de celle-ci.

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Quelque 1200 travailleurs d’Airbus affiliés à la construction des anciens appareils de la C Series de Bombardier ont pu assurer leur avenir au sein de la compagnie pour au moins cinq ans en acceptant la dernière offre patronale samedi.

« Nous sommes allés chercher une garantie d’emploi pour des composantes et des unités qui devaient être fabriquées ailleurs ou en sous-traitance », était soulagé de dire le coordonnateur québécois du Syndicat des machinistes (AIMTA), David Chartrand.

Les employés ont entériné à 76,1 % samedi matin la seconde offre patronale.

 

Premier refus

En juin 2018, Bombardier avait cédé le contrôle de la C Series (maintenant l’A220) à Airbus. La dernière convention collective se terminait le 30 novembre 2018.

Le 27 avril dernier, les syndiqués d’Airbus Canada ont rejeté la première offre à 73 % en plus d’avoir adopté à 98,6 % un mandat de grève qu’ils n’ont toutefois pas exercé.

Les employés étaient mécontents, entre autres, de la première offre qui laissait la porte ouverte à du travail de « pré-assemblage » à l’extérieur de leur usine, ce qui augmentait les risques de réduction de postes.

Ambiance lourde

M. Chartrand a confirmé que « l’ambiance était lourde » au travail ces derniers temps.

« On va pouvoir mettre ça derrière nous et retourner au travail lundi avec moins de pression », a-t-il dit avec un sourire.

Claude Lanthier, qui a était à l’emploi comme machiniste pour Bombardier pendant 21 ans avant la cession, abonde dans le même sens.

« Je suis content et soulagé que la page soit tournée puisqu’il me reste encore deux ans à faire avant ma retraite », a dit l’homme de 61 ans.

Simon Leblanc, lui, était mi-figue mi-raisin en sortant de l’assemblée. « On n’a pas gagné beaucoup, mais on n’a pas perdu non plus », a mentionné celui qui travaille chez Bombardier depuis 20 ans.

La hausse du coût des assurances médicaments était aussi un des points chauds de la nouvelle convention collective qui sera en vigueur pour les cinq prochaines années.

Les employés qui ont des familles payeront maintenant 27 $ par semaine plutôt que 10 $.

« On a cinq ans pour bâtir nos relations avec Airbus et nous assurer qu’il agrandira son empreinte ici, au Québec », a conclu M. Chartrand.