/weekend
Navigation

Les Louanges: par la grande porte

Vincent Roberge, alias Les Louanges, donnera le plus gros concert de sa carrière la semaine prochaine aux Francos.
Photo courtoisie Vincent Roberge, alias Les Louanges, donnera le plus gros concert de sa carrière la semaine prochaine aux Francos.

Coup d'oeil sur cet article

Vincent Roberge, avec son projet Les Louanges, ne cesse de recevoir des éloges depuis la sortie de son premier album, La nuit est une panthère. Dans quelques jours, le jeune homme de 23 ans s’offrira le plus gros concert solo de sa carrière, avec un Club Soda à guichets fermés, dans le cadre des Francos. Le Journal s’est entretenu avec lui.

Qu’as-tu préparé pour le concert des Francos ?

« On aura une scénographie et un gros système d’éclairage. Il va aussi y avoir des choristes et de nouvelles tounes. On a quelques surprises dans le show, qui est bien rodé. On change un peu la formule habituelle. [...] On a ajouté quelques chansons avec plus de rythme. Ça va être le plus gros show de ma carrière, avec du monde qui vient voir ma face. Je veux qu’ils sentent que ça valait la peine d’avoir acheté leur billet cet hiver ! »

Les Francos, ça représente quoi pour toi ?

« Ça reste quand même un des plus gros festivals. C’est plaisant d’avoir mon propre show au Club Soda. J’ai joué une autre fois aux Francos avant ça, et c’était à la scène Coors Light en après-midi (rires) ! C’est le fun d’arriver par la grande porte. Que le concert soit complet d’avance, c’est bon pour mon ego ! Je ne m’attendais pas à ce que les billets se vendent si rapidement. Le meilleur scénario, qui était un peu utopique, c’était que tous les billets soient vendus à la mi-avril. Finalement, c’était complet à la mi-mars. »

Ça fait quatre ans que tu as quitté la Rive-Sud de ton Québec natal pour Montréal. Comment s’est passée la transition ?

« J’ai mangé mes bas sur un méchant temps (rires) ! Ce n’était pas facile au début, mais je tenais à partir de chez moi. Je pense que c’est bon dans le développement de quelqu’un de vraiment s’extirper du nid familial. Je voulais me mettre dans le trouble un peu ! On peut dire que j’en ai mangé, comme snack, des feuilles de chou crues (rires) ! »

La finale des Francouvertes, en 2017, où tu es arrivé deuxième, a-t-elle été un tournant pour toi ?

« Oui, vraiment. Un des juges ce soir-là est devenu mon gérant. J’ai aussi eu mon contrat avec mon label grâce à ça, et j’ai rencontré de nouveaux musiciens. Ç’a vraiment bien aidé. »

Ton premier album, La nuit est une panthère, a reçu une excel­lente réaction, à sa sortie en septembre dernier. T’attendais-­tu à un tel accueil ?

« Non, mais en même temps, je me suis forcé (rires) ! J’espérais que ça fasse un peu de bruit. J’avais du monde qui travaillait à le vendre. Ç’a été vraiment cool. Je ne m’attendais pas à un retour aussi positif. Je ne tiens rien pour acquis­­­, mais je vais tout prendre ! »

Tu as récemment fait la première partie d’Ariane Moffatt au MTelus. Comment s’est passée cette soirée ?

« Je n’étais jamais entré de toute ma vie au Métropolis [l’ancien nom de la salle]. C’était drôle d’être là sur la scène ! Ariane a un public qui la suit depuis longtemps et qui ne me connaît pas nécessairement. Ce n’est pas tout le monde qui était gagné d’avance. Il fallait aller les chercher. C’était quand même formateur. [...] Aussi, je n’avais pas mis sur mon bucket list de faire du body surfing avec Ariane Moffatt (rires) ! »

Comment envisages-tu ton été ?

« Dans le jus. Je vais essayer de ne pas mourir et de me remettre en forme ! Je vais avoir trois ou quatre shows par semaine. On va faire tous les festivals. En fait, je n’ai aucune idée à quoi m’attendre­­­. »

Qu’est-il prévu pour l’Europe ?

« En juillet, le lendemain matin du Festif [à Baie-Saint-Paul], on s’en va directement à l’aéroport pour s’envoler en Belgique [pour les Francofolies de Spa]. Ça va être big. [...] On va retourner en France en novembre pour faire une tournée. L’idéal, ce serait d’avoir une dizaine de dates. Il y en a six ou sept programmées en ce moment. »

Quelle est la réaction des spectateurs là-bas ?

« Il y a des filles qui chantent les paroles dans n’importe quelle ville où on est allé jouer en France. Ça, c’est cool. Je ne dirais pas que c’est un raz-de-marée quand je débarque là-bas. Mais on défriche. Le dernier show à Paris était à guichets fermés. On va essayer dans une plus grosse salle. C’est à petits pas. »


Les Louanges présentera son spectacle mardi, au Club Soda, dans le cadre des Francos.

Pour les détails : leslouanges.com