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Politiques climatiques: Ottawa doit en faire plus, réclame une coalition

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Le niveau d’ambition du fédéral reste «terriblement inadéquat», même si Ottawa a jeté, au cours des dernières années, des bases solides pour les politiques, les réglementations et les investissements climatiques.

C’est le constat que fait une coalition d’une centaine d’organisations qui sont inquiètes des conséquences des changements climatiques aussi bien sur les citoyens que sur les plantes et la faune.

Évoquant le besoin urgent d’agir, le Réseau action climat Canada (CAN-Rac Canada) demande au gouvernement d’en faire plus. Il souligne d’ailleurs que quelque 400 municipalités au pays l’ont compris en déclarant l’état d’urgence climatique.

«Cela fait des décennies que le Canada parle de la crise climatique, indique-t-on. Le pays fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre [GES] depuis le début des années 1990, mais n’a jamais atteint un seul de ses objectifs.»

En l’occurrence, un écart de 79 millions de tonnes de GES demeure entre l’état actuel des choses et les objectifs d’émissions du Canada pour 2030.

Sept pistes essentielles

À l’approche des élections générales d’octobre prochain, la coalition propose, dans un rapport de 12 pages, sept pistes essentielles pour «un véritable plan climatique canadien» ainsi que plusieurs recommandations permettant, selon elle, de renforcer et de combler les lacunes des politiques climatiques existantes.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Les organisations proposent notamment qu’Ottawa accroisse ses efforts et mette en place de nouvelles mesures et de nouvelles politiques strictes. Par exemple, elles recommandent qu’Ottawa planifie des hausses du prix du carbone après 2022, tout en accélérant le rythme de ces hausses.

La coalition, qui comprend notamment la Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada et Équiterre, estime que la consultation des groupes autochtones doit être améliorée.

Le rapport demande aussi la fin des subventions aux combustibles fossiles et la mise en place d’un vrai débat sur l’avenir du secteur canadien du pétrole et du gaz à l’ère de la crise climatique.

«Ottawa doit prendre les choses en main afin d’offrir des possibilités de transport à faibles émissions, qu’il s’agisse de transports à longue distance ou au niveau interprovincial, les plus évidentes étant le train et l’autocar», recommande-t-on.

La création de carburants plus propres et un coup de pouce pour les véhicules à émission zéro font aussi partie des idées, tout comme l’accroissement du financement climatique à destination des pays en développement.