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Les retraités risquent de manquer d’argent 10 ans avant de mourir

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NEW YORK | Les retraités dans six pays parmi les plus développés, dont le Canada, peuvent s’attendre à vivre encore plusieurs années après avoir vu leurs économies de retraite s’épuiser, indique une récente étude publiée par le Forum économique mondial.

Au sein des économies nationales analysées, soit celles de l’Australie, du Canada, du Japon, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des États-Unis, la plupart des retraités hommes pourraient vivre encore près de 10 années après l’épuisement de leurs réserves de retraite. La situation est encore plus manifeste chez les femmes, qui «peuvent s'attendre à vivre encore plus longtemps sans épargne, [...], en raison de leur durée de vie moyenne plus longue», peut-on lire dans le rapport.

Parmi ces pays, c’est au Japon que la problématique est la plus marquée. Dans ce pays, les économies moyennes en vue de la retraite dureront 4,5 années et les hommes passeraient par la suite 15,1 années sans épargne. Les femmes japonaises pourraient vivre 19,9 années après l’épuisement de leurs épargnes.

Les États-Unis se situent à l’autre extrémité du spectre avec des économies de retraite moyennes devant durer 9,7 années, et une espérance de vie après l’épuisement des ressources de 8,3 ans pour les hommes et de 10,9 ans pour les femmes.

Au Canada, où la situation est semblable à celle des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de l’Australie, la durée moyenne des économies en vue de la retraite est estimée à 9,3 années, avec une espérance de vie au-delà de cette période de 9,9 années pour les hommes et de 12,7 années pour les femmes.

À rude épreuve

Selon les auteurs de l’étude, cette problématique survient «alors que les régimes de retraite financés par les gouvernements et les employeurs sont mis à rude épreuve dans le monde» et que «les individus se sont retrouvés de plus en plus responsables de leur épargne-retraite».

Le rapport suggère que les gouvernements agissent pour «pour créer des contextes de retraite qui évitent les pertes d’épargne», en favorisant notamment la diversification et l’innovation.

Les auteurs suggèrent également que les particuliers, qui peuvent être frileux par rapport au risque, doivent comprendre que «de vivre plus longtemps que leur épargne est un risque beaucoup plus grand que celui d'un placement à court terme».