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Subaru Forester: le couteau suisse sur quatre roues

0617 - AUTO - Chronique JB
Photo courtoisie, Subaru Le Subaru Forester s’est fait une beauté pour 2019. Construit sur la nouvelle plateforme globale de la marque, il conserve son allure familière, et son habitacle transformable est toujours parmi les plus logeables.

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Avec son habitacle transformable, sa transmission intégrale en prise constante, sa petite capacité de remorquage et sa garde au sol élevée, le Subaru Forester se prête à une foule d’usages, comme un couteau suisse !

Les hauts dirigeants de Subaru devaient être hésitants lorsqu’ils ont dû débattre du bien-fondé de créer le Forester. C’était sans doute au tournant des années 90, une époque où le nouveau Jeep Cherokee compact (l’original) gagnait en popularité contre toute attente.

La formule choisie pour le mettre au point se devait d’être simple et efficace, et elle le fut. C’est en mariant la plateforme et la motorisation de l’Impreza à la transmission intégrale de la marque qu’est né le premier utilitaire de Subaru à la fin de 1997. Doté d’un habitacle transformable plus volumineux et d’une garde au sol supérieure, il offrait une polyvalence accrue comparativement à l’Impreza à hayon, tout en évoquant par sa forme anguleuse le populaire Cherokee d’alors.

Le hayon du Forester 2019 découvre une ouverture encore plus généreuse qu’auparavant. Elle donne accès à un coffre gargantuesque!
Photo courtoisie, Subaru
Le hayon du Forester 2019 découvre une ouverture encore plus généreuse qu’auparavant. Elle donne accès à un coffre gargantuesque!

Deux ans plus tôt, la formule avait d’ailleurs été testée auprès du public sous la forme d’un véhicule-concept baptisé Streega, présenté au Salon de l’auto de Tokyo. Ses formes préfiguraient celles du premier Forester, mais heureusement, on n’a pas retenu son appellation !

À l’origine, le Forester servait de complément à l’Outback, qui était beaucoup plus grosse. Mais rapidement, à mesure que se sont succédé ses cinq générations, cet utilitaire a gagné centimètres et kilos pour devenir, en quelque sorte, l’équivalent de l’Outback, mais sous une autre forme : celle d’un VUS d’allure classique.

Alors que le modèle original mesurait 4,45 m de longueur, le Forester 2019 atteint 4,63 m et l’Outback 4,82 m. En revanche, le volume utile de son coffre, qui a augmenté considérablement comparativement au modèle des années 90, se compare aujourd’hui à celui de l’Outback à quelques litres près. Selon l’usage qu’on en fait, son volume peut varier de 1003 à 2008 L (et même 2155 L dans le cas des versions les moins chères, les Forester 2.5i et Commodité). Si ces chiffres vous paraissent abstraits, un qualificatif suffira pour exprimer leur importance : gargantuesque !

Le plus populaire

Ce que les dirigeants de Subaru ne pouvaient imaginer en créant cet utilitaire dans les années 90, c’est l’importance qu’il allait acquérir au sein de la gamme. Ainsi, au Canada, au terme des cinq premiers mois de l’année, il occupe la première place du palmarès des ventes de la marque, devançant par quelques dizaines d’unités la Crosstrek et quelques centaines d’unités de l’Outback. Chez nos voisins étatsuniens, au terme de la même période, il se retrouve à la seconde place du palmarès des ventes derrière l’Outback. En somme, ce constructeur nippon a le vent dans les voiles et, sur notre continent, le Forester y contribue largement.

Pour le modèle haut de gamme Forester Premier, l’intérieur et le tableau de bord adoptent une finition cossue que procure une sellerie de cuir brun.
Photo courtoisie, Subaru
Pour le modèle haut de gamme Forester Premier, l’intérieur et le tableau de bord adoptent une finition cossue que procure une sellerie de cuir brun.

Ce succès tient, entre autres, aux fréquents renouvellements dont ce modèle a bénéficié depuis 1997. Des changements réalisés tout en préservant son image d’utilitaire classique. Sa généreuse garde au sol de 220 mm va de pair avec cette image sans, toutefois, gêner l’embarquement, les concepteurs du Forester l’ayant doté de portes découvrant de grandes ouvertures et de seuils de porte très bas, donc peu gênants.

Subaru ne s’est jamais laissé tenter, non plus, d’arrondir les formes de sa carrosserie pour l’assimiler aux utilitaires que certains préfèrent qualifier de multisegments. Le constructeur n’a jamais tenté, non plus, de remplacer sa transmission intégrale en prise constante, de série depuis toujours, par un système réactif (ou « sur demande », disent certains constructeurs) sous prétexte de réduire sa consommation de carburant. Subaru a plutôt travaillé à optimiser l’efficacité écoénergétique de ses groupes motopropulseurs pour que ce système ne les rende pas gourmands.

Faible consommation

À ce sujet, les chiffres sont révélateurs. Le 4-cylindres à plat de 2,5 L du Forester, un moteur atmosphérique qu’il partage avec l’Outback, a une consommation moyenne de 8,2 L/100 km, nous apprend Ressources naturelles Canada (RNCan). Or, le guide de consommation publié par ce ministère nous révèle également qu’il s’agit de la même cote que le Nissan Rogue... à deux roues motrices ! Le Rogue à quatre roues motrices, lui, fait 8,7 L/100 km.

Tous les Forester ont des roues en alliage de 17 ou 18 po,  selon la version.
Photo courtoisie, Subaru
Tous les Forester ont des roues en alliage de 17 ou 18 po, selon la version.

De plus, parmi l’ensemble des rivaux du Forester, qui sont dotés d’une transmission intégrale, outre le Honda CR-V auquel RNCan attribue une moyenne de 8,0 L, tous les autres dépassent le Forester. Seule la nouvelle version hybride du Toyota RAV4 se détache du lot avec sa moyenne de 6,0 L/100 km.

Le Forester 2019 inaugure donc la cinquième génération de cet utilitaire. Dévoilé à New York l’an dernier, il adopte la nouvelle plateforme « globale » que partagera bientôt l’essentiel des modèles de la marque. De plus, son nouveau moteur de même cylindrée troque l’injection multipoint séquentielle pour un système d’injection directe. On retire de ce changement un léger gain de puissance et de couple, soit 12 ch et 2 lb-pi de plus, de même qu’une légère diminution de la consommation, d’environ 2 %.

Tout cela n’a toutefois rien changé aux performances de ce véhicule puisqu’il passe de 0 à 100 km/h en +/-9 s, comme son prédécesseur. Ce moteur est de nouveau jumelé à une boîte automatique à variation automatique qui, je l’avoue, ne m’impressionne pas particulièrement.

À tout le moins, elle contribue clairement à limiter la consommation comparativement à la boîte manuelle offerte jusqu’à l’an dernier et qui a disparu du catalogue, tout comme le moteur turbo de 2,0 L et 250 ch.

En revanche, la dotation de série de cette nouvelle mouture du Forester s’enrichit de puissants phares à diodes électroluminescentes (DEL) et de systèmes d’infodivertissement dotés d’un écran de 6,5 po et des systèmes CarPlay d’Apple et d’Android Auto. Les concepteurs de cet utilitaire ont également développé une caméra arrière munie d’un dispositif de nettoyage ; une innovation originale utile été comme hiver.

Aide pour conducteur distrait

Soulignons, par ailleurs, que le Forester Premier, le modèle haut de gamme dont nous avons fait l’essai, est livré avec le nouveau DriverFocus. Ce dispositif utilise un logiciel de reconnaissance faciale pour signaler au conducteur, à l’aide d’alarmes visuelles et sonores, un manque d’attention causé par une distraction ou de la fatigue. Ce dispositif original (et très efficace, je l’avoue), qui sera offert pour la Legacy 2020, s’ajoute à l’ensemble de dispositifs d’aide à la conduite EyeSight qui fait désormais partie de la dotation de la plupart des versions du Forester, sauf les 2,5i et Commodité d’entrée de gamme.

Doté d’une suspension plutôt molle (un peu trop à mon goût) contribuant à adoucir le roulement, le Forester se révèle très spacieux pour ses occupants, surtout à l’avant. La finition est satisfaisante, alors que l’insonorisation se révèle perfectible. Cela dit, on ne peut changer le son rond caractéristique du moteur à cylindres à plat opposés. Ça contribue au charme du Forester !

Fiche technique

Prix de base

29 835 $ (2.5i) ; 32 135 $ (Commodité) ; 34 835 $ (Tourisme) ; 36 835 $ (Sport) ; 39 535 $ (Limited) ; 41 335 $ (Premier).

Transport et préparation

1 725 $

Groupe motopropulseur

H4 DACT 2,5 L; 182 ch à 6 000 tr/min, 176 lb-pi à 4 400 tr/min. Boîte de vitesses automatique à variation continue. Transmission intégrale.

Particularités

Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 225/60 R17 (2.5i, Commodité et Tourisme) ; 225/55 R18 (Sport, Limited et Premier).

Cotes

Empattement : 2 670 mm ; longueur : 4 625 mm ; largeur : 1 815 mm ; hauteur : 1 730 mm. Poids : 1 569-1 630 kg. Volume du coffre : 1 003-2 155 L. Capacité de remorquage : 680 kg (1 500 lb). Volume du réservoir : 63 L. Consommation moyenne (RNCan) : 8,2 L/100 km.

Concurrence

  • Buick Envision
  • Chevrolet Equinox
  • Dodge Journey
  • Ford Escape
  • Honda CR-V
  • Hyundai Tucson
  • Jeep Cherokee
  • Kia Sportage
  • Mazda CX-5
  • Mitsubishi Outlander
  • Nissan Rogue
  • Toyota RAV4
  • Volkswagen Tiguan
  • Points forts
  • Habitacle accueillant
  • Coffre gargantuesque
  • Transmission intégrale efficace

Points faibles

  • Pas d’affichage tête haute
  • Garde au toit limitée à l’arrière (avec toit ouvrant)
  • Suspension molle
  • Système d’arrêt-démarrage automatique au ralenti perfectible.

Cotes de l’auteur

  • Cote d’ensemble: 7/10
  • Consommation: 8/10
  • Équipement: 8/10
  • Prix: 8/10
  • Apparence: 8/10
  • Confort à l’avant: 8/10
  • Confort à l’arrière: 7/10
  • Comportement: 7/10
  • Performance: 7/10
  • Rangement: 9/10

Un demi-siècle de moteurs Boxer

Subaru 1000 1966.
Photo courtoisie, Subaru
Subaru 1000 1966.

Au sein de l’industrie automobile, Subaru se distingue par la transmission intégrale dont chacun des modèles est doté (exception faite du coupé sport BRZ), mais aussi par les moteurs « Boxer » qu’elle emploie depuis plus de 50 ans (caractéristique que partage la BRZ).

La Subaru 1000 (photo), mise en production le 14 mai 1966, a été la première de la marque équipée d’un moteur à cylindres à plat opposés, d’où le surnom Boxer (boxeur, si vous préférez). Baptisé EA-52, ce moteur de 977 cc produisait 55 ch. Du coup, cette petite berline à traction a amorcé une tradition longue de plus d’un demi-siècle pour ce constructeur nippon. À l’époque, cette architecture de moteur est plutôt commune. Volkswagen, Alfa Romeo, Citroën et Ferrari, entre autres, l’utilisaient pour certains modèles. Un moteur de ce genre a le double avantage de produire moins de vibrations parasites, en plus d’abaisser le centre de gravité du véhicule.

Contrairement à ces grands constructeurs, toutefois, Subaru est le seul à être resté fidèle à cette architecture de moteur... avec Porsche. Ce constructeur allemand est cependant loin d’avoir livré plus de 16 millions de moteurs Boxer, comme l’a fait Subaru jusqu’à présent !

La Kia Cadenza 2020 risque fort de ressembler à ceci

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Photo courtoisie, Kia

Des images de la future Cadenza ont récemment été publiées par Kia et elles nous montrent un design très racé. Elle serait sur le point de faire ses débuts prochainement pour 2020. Une ligne de toit fuyante conduit vers l’arrière, où l’on remarque des angles plus affirmés de même que des feux redessinés avec motifs en Z. Ces derniers sont reliés par une bande de lumière. Pour ce qui est de l’habitacle, il fait un bond important vers le futur, et ceux qui prendront place à bord seront impressionnés.