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Une première fête des Pères en solo après le départ de sa conjointe militaire

Nicholas Dagenais entend simplement passer du temps de qualité avec ses trois enfants Marie-Lune, Florence et Gabriel pour souligner sa première fête des Pères en solo.
Photo Jean-François Desgagnés Nicholas Dagenais entend simplement passer du temps de qualité avec ses trois enfants Marie-Lune, Florence et Gabriel pour souligner sa première fête des Pères en solo.

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Un papa souligne sa première fête des Pères en solo avec ses trois enfants à la suite du départ de sa femme militaire pour une mission de six mois au Koweït alors qu’il est devenu le pilier de la famille.

«C’est une certaine prise de conscience par rapport à ce que ma conjointe fait à la maison et que je dois faire moi-même», admet Nicholas Dagenais, de Stoneham.

Le militaire âgé de 29 ans revient à peine d’une mission de 7 mois en Ukraine. Il a rencontré sa conjointe des 10 dernières années alors qu’il avait 18 ans et elle, 15 ans.

«On s’est rencontrés par hasard, à l’école, en Estrie», dit-il. Après seulement trois mois de fréquentation, celle qui est aujourd’hui sa femme est tombée enceinte.

«Elle voulait le garder, je voulais assumer ma partie. Notre relation a commencé comme ça», partage-t-il. Depuis, deux autres enfants se sont ajoutés à la famille qui a une routine bien établie depuis le départ de maman, en mai.

M. Dagenais se lève à 5 h 15 le matin pour se préparer puis réveille ses enfants à 5 h 30. Ils ont 45 minutes pour s’habiller, déjeuner puis quitter la maison vers la garderie et l’école afin que le militaire arrive au boulot à 7 h 15.

L’organisation : la clé!

Puis, la routine s’inverse le soir alors qu’il gère les devoirs tout en préparant le souper une fois à la maison.

«L’organisation, c’est la clé. C’est certain que je suis le gars plate de la rue. Le premier qui fait entrer ses enfants vers 19 h, mais je n’ai pas le choix parce qu’on doit donner les bains, préparer les lunchs», énumère M. Dagenais qui en profite pour cuisiner, faire du lavage ou un peu de ménage une fois les enfants couchés.

«Au début, je le faisais le dimanche, mais je trouvais ça lourd d’hypothéquer une de nos deux seules journées de congé pour ça», soutient M. Dagenais. «Oui, il faut se botter un peu plus les fesses, mais je préfère répartir les tâches chaque soir.»

Il admet toutefois qu’il est plus difficile de composer avec les imprévus lorsqu’on est parent en solo tel qu’un enfant malade comme ce fut le cas en début de semaine.

«J’ai callé malade, mais pendant mes journées à la maison, je n’ai pas le temps de m’écraser, j’ai pris de l’avance en cuisinant. Je me surprends moi-même à me retrouver dans le cercle vicieux de ne jamais m’arrêter par peur de me faire avoir», lance le papa en référence à la difficulté de lâcher prise de plusieurs mères.

Si davantage de pères s’impliquent maintenant auprès de leur famille, la soloparentalité de M. Dagenais lui a vite fait réaliser qu’il est pratiquement le seul homme avec enfants lorsqu’il va au parc, à une fête d’ami ou tout autre événement.

«J’ai inscrit mes filles au camp de jour et on devait être deux papas sur 30 personnes. C’est souvent des activités que maman gère, sans être sexiste. C’est comme si c’était un rôle préétabli».

«Je le remarque maintenant que j’en fais un peu plus, même si on a un bel équilibre ma femme et moi. C’est juste des mères au parc. Ce serait bon qu’elles échangent. Se trouvent une activité et envoient le bonhomme au parc.»