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Adoption de la loi sur la laïcité: Montréal inquiète de son application

Adoption de la loi sur la laïcité: Montréal inquiète de son application
Photo d'archives

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MONTRÉAL |  Les élus municipaux montréalais opposés à la loi sur la laïcité de l’État confirment qu’ils vont l’appliquer, malgré leur déception.

«Je vais respecter la loi», a déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante, dans une mêlée de presse lundi midi, avant de prendre part à la séance du conseil municipal. Selon elle, cette législation répond à «un faux problème» et demeure une source de préoccupations, notamment en termes d’application.

«Il reste beaucoup de flou. On le sait, pour qu’une loi soit applicable, il faut que ses détails soient bien compris parce que ce qu’on veut éviter, c’est des dérapages. On veut éviter que la population décide d’appliquer la loi selon sa compréhension du projet de loi», a dit Mme Plante.

La mairesse souhaitait notamment que la clause dérogatoire ne soit pas déjà incluse dans la pièce législative. Aussi, elle est déçue de l’utilisation du bâillon pour faire adopter la loi au Parlement. L’adoption de la loi présentée par le gouvernement de François Legault a eu lieu dimanche.

«Je pense que le fait qu’on a utilisé la clause dérogatoire, le fait qu’ils ont utilisé le bâillon, c’est un triste jour pour la démocratie du Québec», a aussi déploré le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Lionel Perez.

Interpellée par M. Perez au conseil municipal sur la façon dont elle entend appliquer la loi, c’est-à-dire de manière souple ou stricte, la mairesse ne s’est pas avancée dans les détails.

«Bien que je ne sois pas confortable avec ce projet de loi, nous allons l’appliquer», a-t-elle réitéré. Une dizaine d’employés du service du greffe à la Ville de Montréal sont notamment concernés. Le Service de police de la Ville de Montréal se soumettra aussi à la législation, a indiqué Mme Plante.