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Alexandre Jardin: menteur compulsif

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Je ne lirai pas le dernier Alexandre Jardin, Le roman vrai d’Alexandre. Pas envie.

Après nous avoir menti pendant 30 ans, l’auteur nous explique pourquoi et comment il nous a menti pendant 30 ans. Pourquoi ses lecteurs devraient dépenser une cent pour se faire expliquer comment il les a « enfirouapés » ?

C’est comme un homme qui tromperait sa femme pendant 30 ans, qui l’emmènerait au restaurant pour tout lui expliquer mais qui lui demanderait de payer l’addition ! Un chausson aux pommes avec ça ?

LE PINOCCHIO DU CLAVIER

Jardin est un auteur à succès, hyper populaire au Québec. Il a écrit des romans (Bille en tête, Fanfan, Le zèbre) mais aussi des livres « vrais » dans lesquels il prétendait raconter des « vraies » histoires, sur sa « vraie » famille (Le zubial, Des gens très bien, Ma mère avait raison).

Or, dans son dernier bouquin, il nous « révèle » qu’il a toujours menti, enjolivé, inventé.

Qu’un romancier romance, c’est normal. Mais quand Jardin prétendait nous raconter l’histoire vraie de sa famille, l’histoire de ses propres amours, c’était du « phoney baloney » ?

Êtes-vous vraiment surpris ?

Quand Jardin racontait que sa grand-mère s’était fait transférer un ver solitaire (baptisé Zoé) de l’intestin de sa gouvernante à son intestin à elle... parce qu’elle voulait maigrir, vous avez vraiment cru à ces balivernes ?

Quand il racontait que son père laissait des chèques en blanc dans des cabines téléphoniques, « parce qu’il fallait vivre dangereusement », vous l’avez cru ?

Dans son dernier livre, Jardin écrit : « Je laissais croire que j’étais un grand amoureux, un compagnon fantasque, alors que j’avais une vie conjugale sans éclat ».

Comme si on ne s’en doutait pas.

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Alexandre Jardin, c’est le Capitaine Bonhomme de la littérature. Le François Bugingo des best-sellers. Le mythomane de la plume.

Ces jours-ci, Jardin est en tournée de promotion. Il raconte qu’il a été traumatisé par la mort de son père quand il avait 15 ans et que, pour fuir le réel, il s’est inventé une vie. Il répète mot à mot les mêmes phrases. « Mon éditeur m’a dit que c’était un suicide d’écrire ce livre. Moi je dis que c’est une renaissance ». Tout ça est une vaste opération de marketing. Il nous a pris pour des valises pendant 30 ans, s’est bien foutu de notre gueule, maintenant il nous prie d’acheter son dernier bouquin pour bien nous rouler dans la farine.

POUSSE MAIS POUSSE ÉGAL

Dans une entrevue sur le site de Mitsou, Alexandre Jardin affirme que maintenant qu’il vit dans la vérité il a envie de « grimper sur sa femme trois fois par jour ».

Hé boy. Toujours dans l’exagération, la fabulation, le gros délire.

Comme Pinocchio incapable de s’arrêter de fabuler.

En 2012, Alexandre Jardin avait publié le livre Joyeux Noël. Il disait qu’il voulait vivre dans la vérité, fini le mensonge ! Il était même allé jusqu’à publier la photo de sa déclaration de revenus et montrer une photo de lui tout nu, avec ses 10 kilos en trop.

Combien de fois Jardin va nous faire croire qu’il dit la vérité pour nous dire, quelques années plus tard, que tout ça n’était que mensonge ?

Désolée, mais la mascarade Jardin a cessé de me faire rire. Et ça, c’est vraiment vrai.