/sports/others
Navigation

Lysanne Richard: le sport pour la santé mentale

Lysanne Richard: le sport pour la santé mentale
PHOTO COURTOISIE

Coup d'oeil sur cet article

Avant de devenir une des meilleures plongeuses de haut vol au monde, Lysanne Richard a fait carrière dans le milieu du cirque, où elle a vu plusieurs collègues combattre des problèmes de santé mentale. Touchée par la cause, elle a accepté d’être la porte-parole du Défi Douglas.

Il s’agit d’un triathlon organisé pour amasser des fonds pour l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Il aura lieu en même temps que le Triathlon de Montréal, le 29 juin, dans le Vieux-Port.

Lysanne Richard
PHOTO COURTOISIE
Lysanne Richard

«J’ai vu beaucoup de cas d’anorexie et de boulimie, a raconté l’athlète en entrevue avec l’Agence QMI. Même moi, personnellement, je ne trouvais pas cela évident de gérer le côté alimentaire dans un milieu de spectacle où le visuel et l’esthétique sont très importants.»

«J’ai aussi trois enfants et j’aime le fait que [l’Institut] offre de l’aide aux familles. Je trouve ça bien qu’il n’est pas juste impliqué auprès du patient.»

Richard se nourrit aux exploits, elle qui est la seule Canadienne à participer à des compétitions internationales de plongeon de haut vol sur le circuit Red Bull Cliff Diving. Le sport et les défis qui s’y rattachent peuvent aider les gens à se sentir mieux, selon elle.

«La chose que j’aime le plus dans mon sport est le sentiment de dépassement de soi. Le Défi Douglas peut offrir l’occasion aux gens de vivre la même chose», a-t-elle indiqué.

«Nous voulons un avenir en santé, et la santé n’est pas juste physique. L’aspect mental est vraiment important. Un Québécois sur cinq sera touché de près ou de loin par les troubles de santé mentale», a-t-elle rappelé.

Direction Championnat du monde

Quand les coureurs prendront le départ du Défi Douglas, Richard reviendra à peine d’une compétition du circuit Red Bull Cliff Diving aux Açores et elle se préparera pour les Championnats du monde de la FINA, qui se dérouleront du 12 au 28 juillet, en Corée du Sud.

Quatrième à la Coupe du monde de haut vol de Zhaoqing, en Chine, à la fin du mois de mai, la Québécoise espère cette fois revenir à la maison avec une médaille au cou.

«Comme le plongeon de haut vol n’est pas encore un sport olympique, ce sont nos Jeux, a-t-elle affirmé. C’est notre plus grosse compétition.»

Âgée de 37 ans, Richard n’a commencé sa carrière de plongeuse qu’en 2015. Même si elle doit jongler entre une carrière qui l’envoie un peu partout dans le monde et une vie de famille bien remplie, elle est loin de songer à la retraite.

«Je suis déjà dans une deuxième carrière et ça ne fait pas très longtemps que je fais cela, a-t-elle dit. C’est encore nouveau et il y a tellement de possibilités. Nous rêvons tous que le sport soit aux Jeux olympiques.»

«C’est sûr que ça donne envie de continuer, même si c’est un peu difficile à concilier avec la vie de famille. Je n’aime pas avoir ma valise toujours ouverte dans le coin de la chambre. Toutefois, je ne pense pas que j’ai fini de m’améliorer.»

«Je suis en bonne santé, a-t-elle poursuivi. Je n’ai plus 20 ans, mais j’arrive à rivaliser quand même, car je suis plus calme qu’avant. J’arrive à être performante au bon moment.»