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Ombudsman: les plaintes se calment sans le règlement anti-pitbull

Me Johanne Savard
Photo pierre-paul poulin

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L’Ombudsman de Montréal a enregistré beaucoup moins de plaintes en 2018. L’abandon du règlement anti-pitbull a permis de réduire la charge de travail du bureau chargé de surveiller les intérêts des citoyens lésés par la Ville.

Après un record de 2100 demandes en 2017, le nombre de citoyens qui se sont adressés à Me Johanne Savard a diminué à 1900, révèle le rapport annuel de l’ombudsman déposé lundi au conseil municipal. 

«En 2017, on avait eu 150 dossiers seulement sur le règlement des pitbulls. C’est vraiment ce qui explique la baisse du nombre de plaintes», souligne Me Savard. 

Elle ajoute que le nouveau règlement animalier de l’administration Plante a généré «très peu» de plaintes. 

Problème de collaboration

Par ailleurs, l’ombudsman mentionne avoir fait face à «du blocage» de la part de fonctionnaires de l’arrondissement Outremont dans un dossier. 

Un citoyen s’est vu accorder un permis de construction qu’il n’aurait pas dû avoir dans un secteur patrimonial. 

Ainsi, des constructions ont été faites alors qu’elles n’auraient pas dû l’être, ce qui a eu un impact négatif sur les immeubles voisins. Me Johanne Savard n’hésite pas à parler de «laxisme» de la part des employés municipaux. 

«Ça a été extrêmement difficile. C’est la première fois que j’écris ça dans un rapport, souligne-t-elle. On n’arrivait pas à avoir les réponses, on n’arrivait pas à avoir les documents.» 

L’arrondissement a même refusé une des huit recommandations de Me Savard et n’a pas encore donné suite à trois autres. 

Une autre de ses recommandations de cette année a été refusée. Celle-ci aurait permis à un citoyen d’installer une porte de garage dans le Plateau Mont-Royal. «Dans les dernières années, le Plateau a souvent refusé nos recommandations», mentionne l’ombudsman. 

Elle évoque le départ du maire Luc Ferrandez comme une possibilité d’avoir une meilleure collaboration avec cet arrondissement. «Il y a des changements qui s’en viennent au Plateau, est-ce qu’il va y avoir plus d’ouverture?» demande-t-elle.