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Un moment-clé avant le début du troisième round

Un moment-clé avant le début du troisième round
Photo Martin Chevalier / JdeM

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Tombeur du poids lourd ontarien Dillon Carman à Shawinigan samedi, le Trifluvien Simon Kean a révélé que c’est entre les deuxième et troisième rounds que le combat s’est probablement joué.

Dans ce qui était un combat-revanche à la suite de la victoire par K.-O. de Carman à son endroit en octobre dernier, Kean a avoué que la pression lui avait joué des tours au début de l’affrontement, qu’il a finalement remporté par arrêt de l’arbitre au troisième assaut.

«La pression m'a un peu envahi», a-t-il admis, lundi matin, lors d’une entrevue révélatrice à l’émission Les Partants, sur les ondes de TVA Sports.

«Après un round ou deux, il a fallu que je me parle, mon "coach" m’a secoué un peu dans le coin, et je me sentais fatigué après deux rounds, a-t-il poursuivi. C'était un combat de dix rounds et à l'entraînement, des combats de dix rounds, j'en faisais trois par semaine, avec plusieurs partenaires, contre des gars peut-être meilleurs que lui. Je n'avais pas de difficulté.»

«Je me suis dit que je n'ai pas fait ce camp de débile mental pour être fatigué après deux rounds, a ajouté Kean. C'est quoi cette affaire-là! Je me suis relevé pour le troisième round et je me suis dit "non, je vais de l'avant et je vais le mettre sur le cul", et c'est ça qui s'est passé.»

«C'est comme si j'avais pris un deuxième souffle. J'aurais pu faire plusieurs rounds après ça.»

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Une leçon

Le dossier Carman est désormais techniquement fermé pour Kean. Ç’a cependant beaucoup plus traîné que prévu!

«Je vais avoir perdu une année, mais ça aura été une bonne leçon, j'aurai beaucoup appris de ça», a-t-il souligné, convaincu qu’en fin de compte, tout cet épisode sera bénéfique pour la suite de sa carrière.

«Ça vient un peu confirmer ce que je disais quand j'affirmais avoir trébuché lors de mon premier combat contre Carman, que c’était un accident de parcours, a-t-il également mentionné. Là j’ai réussi à le battre assez facilement et je peux reprendre ma carrière là où je l'avais laissée.»

Le colosse ontarien s’est adressé à Kean à quelques reprises après le combat. Les images laissent croire que Carman souhaiterait obtenir un troisième combat contre Kean qui, pour sa part, ne rejette pas l’idée.

«Je ne dis pas que ça ne m’intéresse pas, mais est-ce que ça va être utile de rencontrer un gars comme Dillon Carman une troisième fois? Je ne le sais pas, a-t-il observé. Si vraiment les gens sont intéressés à voir ça, oui, mais il faudrait que ça me stimule.»

Kean assure qu’il n’a pas vraiment pensé à l’après-Carman, tant il était concentré sur la préparation de ce combat-revanche. Oui, il ne détesterait pas affronter le champion canadien des lourds, Mladen Miljas, mais rien n’est sur le point d’être annoncé.

«Je crois que ça pourrait être un bon combat, a-t-il avancé. C'est un boxeur qui monte, qui veut être bien classé. Ça pourrait être très intéressant.»

Un mot pour les «haters»

Kean assure qu’il ne va que très rarement voir ce qui se dit à son sujet sur les médias sociaux. Il a cependant constaté que certains l’ont critiqué, notamment au sujet de son discours d’après-combat.

«Après le combat, j'étais émotif, a-t-il indiqué. Je lisais ce matin les commentaires sur les réseaux, les gens disaient que je ne suis pas un 100 watts, que j'ai l'air d'un niaiseux, mais ce n'est pas grave.»

Cela dit, comme beaucoup de personnes victimes de propos haineux sur les médias sociaux, il s’étonne de voir «à quel point les gens ont du temps à perdre pour être méchants comme ça».