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Le nombre de décès a augmenté au Québec en 2018

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Signe du vieillissement de la population, il y a eu davantage de décès au Québec l’an dernier qu’en 2017.

La hausse a été de 3,5 % pour s’établir à 68 600 l’an dernier, selon le bilan de l’Institut de la statistique publié mardi matin.

L’espérance de vie à la naissance est demeurée stable l’an dernier. Elle était de 84,2 ans chez les femmes et de 80,7 ans pour les hommes.

Le nombre de naissances en 2018 (83 800) a été presque identique à celui de l’année précédente (83 855). Le taux de fécondité est passé à 1,59 par femme l’an dernier par rapport à 1,60 en 2017. Il a reculé légèrement chez les femmes de moins de 30 ans, mais est resté stable chez celles au-dessus de ce cap. Fait à noter, la fécondité était plus élevée en 2017 au Québec que dans l’ensemble du Canada (1,50), ainsi que dans des pays du sud de l’Europe (Italie, Espagne, Portugal, Grèce), le Japon ou la Corée du Sud. Mais elle était plus faible qu’aux États-Unis, qu'en Australie ou que dans le nord de l’Europe (Suède, Danemark, Irlande).

Seulement trois régions québécoises ont eu un nombre de décès supérieurs à celui des naissances en 2018. Il s’agit de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, du Bas-St-Laurent et de la Mauricie.

Plus de femmes se marient entre elles

Du côté des mariages, les unions entre conjoints de même sexe représentent 3 % des mariages, un niveau semblable aux dernières années. Par contre, pour la première fois en quatre ans, le nombre de femmes se mariant entre elles a dépassé celui des hommes qui unissent leur destinée entre eux.

Au total, le faible nombre de mariages est resté stable en 2018, une tendance observée depuis le début des années 2000. «Seulement 28% des hommes et 31% des femmes se marieraient au moins une fois avant leur 50e anniversaire si les taux de nuptialité de la dernière année demeuraient constants», a précisé l’Institut de la statistique.

En 2018, l’âge moyen au premier mariage est de 33,6 ans chez les hommes et de 32,0 ans chez les femmes au Québec.

Les ministres du culte en célèbrent de moins en moins, eux qui sanctifiaient 70 % des mariages dans les années 1990. Les religieux ont officialisé 38 % des mariages l’an dernier, contre 30 % pour des personnes désignées comme célébrant, en pleine progression depuis 2002 lorsque les civils ont été habilités à le faire. Le mariage devant notaire est aussi en légère augmentation, pour s’établir à 17 % du total l’an dernier.