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Les stagiaires veulent être mieux protégés

Il reste du travail à faire, affirment les associations étudiantes.

Les stagiaires veulent être mieux protégés
Photo Simon Clark

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 Même s’il s’agit «d’un premier pas dans la bonne direction», les associations étudiantes s’expliquent mal pourquoi certains stagiaires ont été «oubliés» dans le cadre du nouveau programme de bourses et réclament toujours une meilleure protection légale. 

 • À lire aussi: Quatre fois plus de stagiaires auront droit à des bourses 

 Le Journal rapportait mardi qu’un nouveau programme de bourses créé par Québec permettra à davantage d’étudiants de bénéficier d’une compensation financière lors de la réalisation de stages pendant leur formation en éducation, en santé et en services sociaux. 

 Au total, 17 000 étudiants inscrits dans 16 programmes de formation de niveau professionnel, collégial et universitaire recevront l’an prochain une bourse dont le montant varie entre 900$ et 4000$. 

 L’Union étudiante du Québec (UEQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) saluent l’initiative, mais déplorent que certains programmes d’études aient été écartés, comme la technique en analyse biomédicale, la maîtrise en physiothérapie de même que celle en ergothérapie. 

  «On salue l’annonce, mais il va y avoir des étudiants déçus. Il y a plusieurs formations en santé qui ne sont pas incluses dans le programme de bourses et on comprend mal pourquoi», affirme Philippe Clément, président de la FECQ. 

 Les programmes admissibles ont été choisis en fonction de la nature des stages, mais aussi de la rareté de la main-d’œuvre dans ces secteurs, a expliqué au Journal le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. 

 Encadrement légal 

 Les deux associations étudiantes affirment par ailleurs «qu’il reste du travail à faire», puisqu’elles revendiquent toujours de meilleures protections légales en milieu de travail. 

 Un étudiant qui réalise un stage dans le cadre de ses études ne bénéficie pas des mêmes protections légales qu’un travailleur s’il se blesse ou s’il subit des abus, explique Philippe LeBel, président de l’UEQ. «Il reste du travail à faire», lance-t-il. 

 Les associations étudiantes pressent encore une fois le ministre du Travail, Jean Boulet, d’inclure les stagiaires aux lois du travail et réclament un plan d’action pour y arriver. 

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