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Plus de films québécois en ligne

Plus de films québécois en ligne
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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La vie des prochains films québécois après leur sortie en salle s’annonce belle. En effet, la maison de distribution h264 se lance dans une offensive de diffusion des œuvres d’ici sur les grandes plateformes numériques du monde.

Associée à la création du festival Plein (s) Écrans (s) sur Facebook, en plus de soutenir des productions primées comme les courts-métrages «Fauve» et «Marguerite», la compagnie québécoise devient agrégateur et se donne un nouveau mandat: élargir la visibilité en ligne du septième art de la province.

Protéger notre culture

Avec son projet présenté mardi, h264 souhaite pallier la difficulté d’accès aux films de tous les formats et ainsi permettre de les découvrir massivement.

S’étant déjà entendue avec iTunes, Criterion Channel et Mubi, elle veut présenter et défendre les œuvres aux quelque 1500 plateformes de vidéo sur demande de la planète. Des discussions sont d’ailleurs amorcées avec les géants Netflix, Google Play, Amazon Prime et PlayStation Store.

«L’accessibilité pour le grand public à du contenu de qualité d’ici est un enjeu majeur pour le secteur de la distribution. La protection de notre culture passe par une meilleure diffusion», a souligné Jean-Christophe J. Lamontagne, président et fondateur de h264.

Par contre, pas question de déposer les œuvres partout pour espérer des résultats concrets. «L’idée n’est pas de mettre un film sur toutes les plateformes; c’est de s’asseoir avec les distributeurs et les créateurs en amont, et d’identifier le public cible du film, les plateformes les plus susceptibles d’intéresser un public à ce film.»

Appui de la SODEC

Le projet d’agrégation de h264 a notamment bénéficié du soutien financier de la SODEC qui a vu là l’importance d’investir 235 000 $. Pour l’organisme, il est crucial de «soutenir la compétitivité, la découvrabilité, le rayonnement et l’exportation des œuvres».

«Tous nos films ne sont pas suffisamment en salle et tombent parfois dans l’oubli, a tenu à expliquer Louise Lantagne, présidente et chef de la direction de la SODEC. Le marché du DVD, on sait que c’est bien moins florissant qu’avant... Qui va s’occuper de faire fleurir nos œuvres? Les catalogues des distributeurs sont remplis de pépites d’or et démontrent la grande diversité de notre cinéma.»

Grâce à son nouveau titre d’agrégateur, h264 espère aussi faire grimper la cote de popularité du cinéma québécois.

«Le grand problème, c’est le clivage entre la perception du public par rapport à notre cinéma et la réalité. Si on est capable de rendre les films disponibles dans leur deuxième fenêtre de diffusion, il y a fort à parier qu’on va intéresser les gens encore plus à notre cinéma», a ajouté Jean-Christophe J. Lamontagne.