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Une constable spéciale en déontologie pour des textos à une amie

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​TROIS-RIVIÈRES | Une employée assurant la sécurité dans des palais de justice est accusée d’avoir enfreint une ordonnance de la cour interdisant de divulguer des informations sensibles.

 

La constable spéciale Sandra Guimond fait face à la déontologie policière cette semaine pour avoir brisé des ordonnances de non-publication et manqué de discrétion en divulguant des informations délicates à la sœur d’une femme qu’elle croyait en danger.

Elle surveillait une salle de cour en mai 2017, quand elle a entendu les avocats parler d’une témoin qui était la sœur d’une amie. Cependant, l’identité des témoins et ce qui était dit en cour étaient à ce moment frappés d’une ordonnance de non-publication.

Mme Guimond a envoyé un texto à son amie après son quart de travail.

« Ils ont parlé de ta sœur à la cour aujourd’hui. Appelle-moi », a-t-elle écrit, selon ce qui a été déposé en preuve, mardi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Double vie

Une fois au téléphone, elle a dévoilé à son amie que sa sœur mariée menait une double vie et qu’elle avait des relations sexuelles avec un homme malade et accusé de violence envers une autre femme.

Les identités de tous les témoins impliqués dans la présente affaire ne peuvent pas être divulguées.

« Je voulais qu’elle protège sa sœur », a expliqué la constable Guimond, mardi.

Furieuse, son amie en a plutôt parlé à ses parents le soir même, a insulté sa sœur et a dévoilé le pot aux roses à son beau-frère.

La témoin s’est ensuite séparée, a déménagé et a demandé à ses supérieurs de la transférer, car elle avait le sentiment que tout son village était au courant.

« C’était ma vie. Je m’en vais là comme témoin. Je ne m’attends pas à ce que des constables aillent divulguer mon histoire », a dit la plaignante.

Mme Guimond fait face à 11 chefs déontologiques pour des bris d’ordonnances ou des manquements à son devoir de discrétion.

Elle ne considère pas avoir brisé son serment de discrétion, qui stipule que les constables ne doivent pas divulguer ce dont ils auraient eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.