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Hudon refuse l’offre du CH

Le divorce n’est cependant pas prononcé pour autant

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Photo d'archives, AFP Charles Hudon a disputé seulement 32 matchs avec le Tricolore la saison dernière.

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Il n’en faut pas beaucoup pour soulever les passions des partisans du Canadien. Surtout en plein mois de juin, alors que la saison est terminée depuis deux mois. On en a eu une autre preuve mardi avec le rejet par Charles Hudon de l’offre qualificative soumise par le Canadien.

Plusieurs ont vu dans ce refus un divorce imminent entre le Tricolore et l’attaquant de 24 ans. Or, rejeter une offre qualificative n’est pas une fin en soi.

Oui, le choix de cinquième tour du Canadien en 2012 croit qu’il vaut mieux qu’un contrat à deux volets comme celui que lui a proposé Marc Bergevin. Toutefois, une offre qualificative n’est qu’une base de négociation.

Rappelons d’abord qu’un contrat à deux volets signifie que le salaire touché dans la LNH n’est pas garanti si le joueur est renvoyé dans la Ligue américaine.

Pour Hudon, il s’agirait d’un pas de recul. En juin 2017, il avait signé une entente de deux saisons, dont la seconde lui garantissait un salaire de 650 000 $, qu’il joue à Montréal ou à Laval.

formalité

Cela dit, pour éviter de perdre les droits sur un joueur qui devient autonome avec restriction, l’équipe a l’obligation de lui faire parvenir une offre qualificative en respectant la date limite du 24 juin.

D’ailleurs, il n’est pas rare que le joueur rejette cette offre.

En retenant ses droits, l’équipe s’assure d’avoir le loisir d’égaler l’offre d’une formation rivale. Dans le cas où elle ne désirerait pas égaler l’offre, elle toucherait au moins une compensation pour la perte de ce joueur.

À titre d’exemple, l’an dernier, Marc Bergevin n’a pas soumis d’offre qualificative à Daniel Carr. Par conséquent, le 1er juillet, l’attaquant est devenu joueur autonome sans compensation. Libre comme l’air, Carr s’est entendu avec les Golden Knights de Vegas.

Relation effritée

Dans le cas qui nous concerne, il aurait été surprenant que Bergevin jette les bases de sa négociation de façon plus généreuse. Après tout, Hudon a été laissé de côté lors des 22 derniers matchs de la saison régulière. De plus, entre le 1er décembre et le 18 janvier, il n’a revêtu son uniforme que lors de trois des 24 matchs de l’équipe.

D’ailleurs, le Canadien avait tous les droits de lui offrir une offre qualificative à deux volets, car Hudon n’a pas disputé 180 matchs (110) au cours des trois dernières saisons, il n’a pas joué 60 rencontres l’hiver dernier (32) et n’a pas été placé au ballottage.

À l’inverse, on peut également comprendre qu’Hudon se demande s’il a encore une place au sein de l’équipe et s’il ne serait pas plus utile dans une autre formation.

L’Almatois possède un potentiel à ne pas négliger. En 72 matchs au cours de la saison 2017-2018, il avait récolté 30 points, dont 10 buts. Malheureusement, l’histoire d’amour entre Claude Julien et lui s’est rapidement effritée.

Hudon s’était présenté les larmes aux yeux et avec des trémolos dans la voix dans le vestiaire du Canadien, lors du bilan de fin de saison.

« Je ne veux pas partir d’ici, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Mon but est de jouer pour le Canadien de Montréal. Je fais encore partie de l’organisation. J’aimerais encore en faire partie la saison prochaine », avait-il indiqué.

Ce à quoi Bergevin avait répliqué, dans le point de presse officiel qui avait suivi, qu’Hudon faisait encore partie des plans de l’équipe.