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Décès de la mère de Gilles Duceppe : une résidence pour aînés n’est pas un simple «commerce», dit Blais

Décès de la mère de Gilles Duceppe : une résidence pour aînés n’est pas un simple «commerce», dit Blais
Photo Simon Clark

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Six mois après le décès tragique d’Hélène Rowley Hotte, la ministre responsable des Aînés Marguerite Blais assure qu’une révision de la certification des résidences privées pour aînés (RPA) est prévue pour l’automne prochain.

«Quand vous avez une résidence, ce n’est pas un commerce : vous accueillez les personnes âgées qui peuvent devenir, éventuellement, plus vulnérables. Vous avez une responsabilité morale quand vous avez une résidence pour personnes âgées», a lancé Mme Blais, mercredi, à l’intention des propriétaires de résidences pour aînés.

La veille, la coroner Géhane Kamel a déposé son rapport sur la mort d’Hélène Rowley Hotte, 93 ans. La mère de l’ex-chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, est décédée d’hypothermie après être restée coincée à l’extérieur des Résidences Lux Gouverneur par une nuit glaciale après être sortie en raison d’une alarme d’incendie.

Lors du décès de Mme Rowley Hotte, en janvier dernier, la ministre Blais s’était dite prête à revoir la certification des RPA pour éviter la répétition d’un tel drame. La révision a finalement été lancée en avril dernier, affirme son cabinet. Le résultat des travaux devrait être livré à l’automne.

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Même si les recommandations de la coroner Kamel n’interpellaient pas directement le ministère de la Santé, Mme Blais assure que son gouvernement s’en inspirera. La ministre travaillera de concert avec ses collègues à la Sécurité publique et des Affaires municipales. «On va s’asseoir ensemble pour être en mesure de bien analyser la situation», dit Marguerite Blais.

Parmi ses recommandations aux Résidences Lux Gouverneur, la coroner proposait notamment de «munir la résidence d'un système d'interphone avec sonnette aux six portes où se trouvent les sorties d'urgence». En effet, Mme Rowley-Hotte s’était retrouvée prisonnière d’une cour intérieure et la porte n’était pas munie d’une sonnerie pour lui permettre d’alerter le personnel.

De plus, malgré qu’elle ait été visible sur les vidéos de surveillance, personne aux Résidences Lux Gouverneur n’a aperçu la dame à l’extérieur. La coroner Kamel recommande donc de «désigner une personne dont le principal mandat sera de s'assurer de la sécurité des lieux et de la surveillance des caméras».

«Il faut savoir qu’il y avait des caméras, s’est désolée la ministre Blais. Mais si on ne regarde pas ce qui se passe sur un moniteur, il y a beau y avoir des caméras, mais il faut être capable de les regarder.»