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Fiasco des ordures

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Dans le but de réaliser des économies, l’administration Labeaume a modifié à maintes reprises la collecte des ordures depuis 10 ans. Force est de constater qu’à chaque fois, l’opération s’est soldée par un fiasco où le citoyen a été relégué aux oubliettes.

« On a oublié l’humain », avait d’ailleurs concédé le maire au lendemain du vidange-gate de 2015-2016, engendré par des modifications à la collecte des ordures dans La Cité-Limoilou qui avaient conduit à une explosion de plaintes au centre-ville. La Ville avait dû faire marche arrière.

Idem quand on a décidé de réduire le service de cueillette aux deux semaines dans les arrondissements de Sainte-Foy, Beauport et Charlesbourg, en 2014. Encore là, le maire avait dû reculer devant le nombre de plaintes.

Régis Labeaume faisait aussi miroiter des économies lorsqu’il a annoncé la privatisation de la collecte au centre-ville, en 2009. L’administration n’a jamais démontré ces prétentions. Pire, elle a dû verser 1,5 M$ aux cols bleus pour compenser les heures de travail perdues.

Scénario annoncé

Cette fois, la Ville fait face à une nouvelle explosion des plaintes, information révélée par le vérificateur général de la Ville. Les raisons varient, de la non-collecte des déchets ou matières recyclables, des encombrants ou des résidus verts. C’est évidemment inacceptable, tant et si bien que la Ville pourrait faire marche arrière... et reprendre des services à l’interne.

Ce serait donc un retour à la case départ, en partie du moins, alors que l’administration Labeaume connaissait les risques de la privatisation.

Le président du syndicat des cols bleus avait plaidé que la Ville ne ferait pas d’économies à moyen et long terme. Qu’une fois qu’elle se serait départie de sa machinerie et de ses employés, elle se retrouverait pieds et poings liés devant le privé. Tiens donc. N’est-ce pas le scénario auquel on assiste ?

Et combien les contribuables devront-ils débourser pour permettre à la Ville de s’équiper à nouveau ? Les qui ? Les contribuables.

Ceux à qui on n’a jamais pensé au fil de toutes ces tentatives pour économiser, et qui subissent depuis trop longtemps le service pourri de cueillette des ordures de Québec. Un service, ma foi, on ne peut plus essentiel.