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Le plan de Scheer en environnement n'est pas crédible aux yeux des environnementalistes et des autres partis fédéraux

Le plan de Scheer en environnement n'est pas crédible aux yeux des environnementalistes et des autres partis fédéraux
Photo AFP

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OTTAWA – Aussitôt le plan du chef conservateur Andrew Scheer en matière d’environnement annoncé, les groupes environnementaux, le gouvernement Trudeau et les autres partis d’opposition ont taillé en pièces ses propositions.

«Si ce plan devenait une politique fédérale, il ne ferait qu’aggraver la crise climatique», a tranché Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace.

Ce dernier estime que les mesures présentées par Andrew Scheer sont calquées sur «les souhaits» de l’Association canadienne des producteurs pétroliers.

Le chef conservateur estime qu’il a davantage de chances d’honorer les cibles de réduction des gaz à effet de serre fixées en vertu de l’Accord de Paris avec les politiques qu’il propose qu’avec l’actuelle taxe fédérale sur le carbone.

«Il ne contient pas de chiffres, pas de mesures sérieuses et pas d’engagement à prendre le virage vers une action climatique», a réagi la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna.

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Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique, Alexandre Boulerice, a tourné au ridicule la prétention d'Andrew Scheer voulant qu'un gouvernement conservateur serait en mesure de réduire les émissions de GES du Canada de 30 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 2005.

«On ne s’attendait à rien et là, on est en dessous de rien, s’il est possible de faire une telle chose», a-t-il lancé.

Il s’est notamment attaqué à la crédibilité de la mesure proposée par M. Scheer pour forcer les grands pollueurs à investir dans des technologies vertes. Le chef conservateur entend obliger les grandes entreprises qui émettent plus de 40 kilotonnes de CO2 à investir un «montant fixe» dans des innovations vertes.

«L’entreprise peut elle-même prendre ce montant-là qu'elle doit payer et le réinvestir dans son département de recherche et de développement. [...] Je ne suis pas sûr qu’on va arriver à de très grands résultats avec cette mesure-là», a-t-il fait valoir.

La bloquiste Monique Pauzé a ajouté que les entreprises, en investissant dans des technologies vertes au sein de leurs départements, pourront bénéficier de crédits d’impôt.

«Alors ce sont tous les contribuables, maintenant, qui vont aider les entreprises à être plus propres, plus efficaces, extraire plus et être plus riches», a-t-elle pesté.