/sports/hockey
Navigation

Le repêchage de la LNH à Montréal en 2020

Pour une première fois depuis 2009, les espoirs sont attendus au Centre Bell.

Le repêchage de la LNH à Montréal en 2020
AFP

Coup d'oeil sur cet article

LAS VEGAS  |  La dernière fois que Montréal avait été le théâtre du repêchage de la LNH, en 2009, un dénommé John Tavares grimpait le premier sur l’estrade, tandis que le Canadien repêchait Louis Leblanc au 18rang, sous un déferlement de «Louis! Louis! Louis!». Les 26 et 27 juin 2020, le grand cirque reviendra au Centre Bell, cette fois avec le jeune prodige Alexis Lafrenière à l’avant-plan.

La nouvelle a été confirmée à l’issue de l’assemblée des gouverneurs, à Las Vegas.

«Montréal a été la première ville à être l’hôtesse du repêchage. Il y a eu plus de repêchages à Montréal que n’importe où ailleurs. Montréal est évidemment une ville historique de hockey et nous sommes ravis de retourner dans ce magnifique endroit», s’est réjoui le commissaire Gary Bettman, lors de sa traditionnelle rencontre avec les médias.

En effet, aucune autre ville n’a présenté l’événement plus souvent que Montréal, qui recevra la visite pour une 27e fois. De 1963 à 1984, Montréal a été l’unique ville hôtesse. Depuis, elle a hérité de l’événement en 1986, 1988, 1992 et 2009.

De Lemieux à Lafrenière?

Le fait que Montréal mette le grappin sur le repêchage de 2020 revêt un côté symbolique puisque Lafrenière, originaire de Saint-Eustache et qui porte les couleurs de l’Océanic de Rimouski, est déjà pressenti pour devenir le premier choix.

Il faut remonter à 1984, quand le «Magnifique» Mario Lemieux avait été l’élu des Penguins, pour voir un joueur québécois repêché au tout premier rang lors d’un encan présenté à Montréal.

Sur place à Las Vegas, le propriétaire du Canadien, Geoff Molson, a toutefois quitté la rencontre des gouverneurs précipitamment et n’a donc pu livrer ses commentaires.

«Cette marque de confiance des dirigeants du circuit envers notre organisation, de même que nos partisans, démontre à quel point Montréal est, et demeure, une ville de hockey de premier plan de la LNH. Pour plusieurs jeunes hockeyeurs, vivre ce moment au Centre Bell, à Montréal, constituera une expérience extraordinaire», a réagi par voie de communiqué la vice-présidente exécutive aux affaires commerciales et corporatives de l’équipe, France Margaret Bélanger.

Du nouveau chez les Coyotes

La réunion des gouverneurs a par ailleurs permis d’entériner la vente des Coyotes de l’Arizona à un nouveau propriétaire majoritaire, Alex Meruelo.

«Il est dédié à faire en sorte qu’il y ait un nouvel aréna et que ça fonctionne. Il dispose de moyens financiers importants et il a excellé dans l’art de redresser des entreprises tout au long de sa carrière. C’est une nouvelle extraordinairement positive pour les Coyotes et leurs partisans», a assuré Bettman.

Normalement, dans une transaction de ce type, une clause est incluse à l’effet que pour une certaine durée, un nouveau propriétaire ne peut se prévaloir de l’option de déménager la franchise. Le commissaire n’a toutefois pas affiché sa fermeté habituelle à cet effet.

«Ce sera le cas pour une certaine période de temps, mais nous savons aussi qu’il est important qu’il y ait un nouvel aréna, car Glendale n’est pas une option viable à long terme.

«Je ne veux pas tomber dans les menaces. M. Meruelo nous a dit lors de son entrevue avec le comité exécutif qu’il aime le marché de l’Arizona et qu’il va travailler très fort pour que ça fonctionne là-bas. Le club n’est pas viable à long terme à Glendale, mais espérons de ne pas en arriver là...», a-t-il laissé planer.

Les gouverneurs ont par ailleurs discuté de modifications potentielles à des règlements, notamment quant à l’utilisation élargie de la reprise vidéo, mais attendront de parler avec les directeurs généraux au repêchage à Vancouver pour en dévoiler davantage. Même constat en ce qui concerne le plafond salarial, sujet à des discussions à venir avec l’Association des joueurs.

Les Hurricanes encouragés

Parmi les autres équipes qui ont fait régulièrement l’objet de rumeurs de déménagement dans les dernières années, les Hurricanes de la Caroline sont sortis du bois, de l’avis du directeur général Don Waddell, qui figure parmi les finalistes pour le titre de DG de l’année à la soirée des honneurs, à Las Vegas.

«Nous avons fait d’énormes progrès quant aux assistances. Nous avons disputé nos parties de séries à guichets fermés et les nouvelles sont bonnes jusqu’ici cet été», a-t-il affirmé en entrevue avec Le Journal.

«Nous avons vendu de l’espoir pendant longtemps et les partisans ont enfin savouré les résultats. Nous avons revitalisé notre marché et nous avons prouvé qu’avec une équipe jeune et en montée, les gens vont nous supporter», a-t-il ajouté.

Après vérification, les Hurricanes sont passés d’une moyenne de 13 320 spectateurs annoncés par match en 2017-18 à 14 322 la saison dernière. Ce faisant, ils ont grimpé d’un petit échelon, du 29e au 28e rang dans la LNH.

Waddell se dit convaincu que peu importe les performances de l’équipe aux guichets et sur la glace, les rumeurs persisteront.

«Les rumeurs ne cesseront jamais parce qu’elles viennent de Québec ou d’endroits comme ça. Je m’en fous, personnellement, parce qu’il n’y a rien à faire pour faire taire ces rumeurs. On a essayé d’en parler ouvertement pour que ça cesse, mais peu importe ce qu’on dit, d’autres rumeurs vont sortir», a-t-il maugréé.