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Mirabel : sa maison désormais une perte totale... à cause de son assureur?

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MIRABEL – Le 20 janvier dernier, une défaillance électrique a provoqué un incendie dans le comble d’une maison du secteur de Saint-Augustin, à Mirabel, dans les Laurentides. Pour sa propriétaire, cette date a marqué le début d’un long calvaire avec Assurances Desjardins.

La dame estime que la compagnie d’assurances s’est traîné les pieds dans l’évaluation du sinistre et que cette attente a contribué à la dégradation du bâtiment.

«Après deux mois, il n’y avait toujours rien de fait», a raconté Christine Bernard, mercredi, en entrevue avec TVA Nouvelles.

«Le toit s'est effondré du côté de la chambre de mon fils», a-t-elle poursuivi.

Pendant tous ces mois, peu de choses ont été faites pour protéger la maison. Par exemple, seule une petite chaufferette, placée dans la cage d'escalier, servait à chauffer le sous-sol en hiver et ainsi préserver la fondation composée de blocs de béton.

«[Le sous-sol] a été rempli d'eau continuellement», a souligné Mme Bernard.

Des conclusions différentes

Mme Bernard, qui n'a aucune confiance en l'expert en sinistres de Desjardins, a mandaté son propre expert pour évaluer les dégâts.

«À cause du gel et du dégel dus à l'hiver, ça a fait de l'aggravation sur les blocs de béton, a dit Pierre Gemme, un expert en sinistres indépendant. La fondation n’est plus solide, elle a bougé.»

Assurances Desjardins a mis 120 jours avant de statuer sur le sort de la maison – soit tout l’hiver et une partie du printemps – et l'a finalement déclaré réparable, plutôt que perte totale. Desjardins estime que les dommages à la fondation sont antérieurs à l'incendie.

Mais les études commandées par M. Gemme arrivent à des conclusions différentes. Selon lui, il faut tout reconstruire.

«Nous, on est à 430 000 $. Notre évaluation, c’est qu’il faut démolir et reconstruire au complet. Tandis que Desjardins est à 180 000 $», a relaté l’expert indépendant.

Assurances Desjardins ne commente pas le dossier d'un membre ou d'un client, mais confirme que les discussions se poursuivent dans ce dossier.

«Aussitôt que mon contrat avec eux va être fini et que ça va être réglé, je ne veux plus jamais [avoir affaire avec eux], a tranché Mme Bernard. Et je plains les gens qui sont à ma place.»