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Pourquoi pas Hélène David?

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Permettez-moi de lancer un nom dans le chapeau de l’éventuelle course à la chefferie du PLQ : Hélène David. Depuis son élection en 2014 comme députée libérale, l’ex-ministre impressionne. Tout au long des consultations délicates sur le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État, elle l’a fait encore plus.

Comme porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, son ton raisonné et raisonnable, ses arguments solides, son respect pour les points de vue contraires aux siens et son calme olympien ont fortement contribué à éviter les dérapages que plusieurs appréhendaient.

Éthique

Avant son arrivée en politique, elle fut tour à tour psychologue de formation, professeure de métier et vice-rectrice à l’Université de Montréal. Son parcours est résolument humaniste. Son sens élevé de l’éthique – un héritage de la famille David, y compris pour sa sœur Françoise, ex-députée de Québec solidaire – ne fait pas de doute non plus. On la sait aussi nettement plus sensible au nationalisme québécois que son ancien chef Philippe Couillard.

Un détail marquant : en juin 2014, alors ministre de la Culture, Hélène David avait eu l’honnêteté intellectuelle d’inviter le milieu culturel à se battre contre les compressions s’abattant déjà sur lui sous forme de réductions majeures dans les crédits d’impôt. Le geste était courageux.

Bouffée d’air frais

Depuis la défaite historique du PLQ en octobre dernier, les candidats de qualité à sa chefferie se font rares. Pierre Moreau refuse de plonger. Idem pour André Fortin. Bref, personne n’est dupe de la réalité brutale. Le vote francophone échappe aux libéraux. Le tout face à la CAQ qui, fort possiblement, fera au moins deux mandats.

D’où la rareté de volontaires intéressés à tenir le coup aussi longtemps à l’opposition. N’empêche que Mme David serait une véritable bouffée d’air frais pour un parti qui, depuis 15 ans, a fini par perdre ses repères.