/lifestyle/food
Navigation

Camerise : Le petit fruit méconnu

Denis Carrier et Nancy Jacques, propriétaires de l’entreprise Camerises St-Philippe, et Jean-Marc Carrier, vice-président, développement des affaires.
Photo courtoisie, Sylvie Gourde Denis Carrier et Nancy Jacques, propriétaires de l’entreprise Camerises St-Philippe, et Jean-Marc Carrier, vice-président, développement des affaires.

Coup d'oeil sur cet article

« C’est une histoire de challenge, de défi. » C’est en ces mots que Denis Carrier explique la création de l’entreprise Camerises St-Philippe, lui qui était déjà propriétaire depuis plus de 20 ans d’une ferme laitière.

« J’ai toujours voulu ajouter une culture de petits fruits. Il y a quelques années, je m’étais intéressé aux bleuets, mais c’est devenu trop commun. J’avais le goût d’aller vers un fruit différent, que les gens ne connaissaient pas. J’avais le goût de me rendre la tâche un peu difficile », explique d’entrée de jeu l’homme d’affaires de Saint-Anselme, dans la région de Bellechasse, qui a débuté sa plantation en 2014.

FRUIT MÉCONNU

Et le défi est de taille, car la camerise n’est pas le fruit le plus connu de la province. Du moins, pas encore ! Apparenté au bleuet, tel un cousin germain du côté du père, ce petit fruit bleu violacé se démarque du bleuet par sa forme ovale et son goût légèrement plus acidulé.

Bien sûr, l’entreprise propose à priori le fruit dans son état « naturel », car elle suggère l’autocueillette de la camerise. Une belle activité à faire en famille.

« D’habitude, la récolte commence entre le 24 juin et le 1er juillet ; mais cette année, ça sera différent avec l’hiver des Indiens qu’on a eu. On s’attend à ce que les fruits soient prêts à être récoltés vers le 6 ou le 7 juillet. »

La famille Carrier propose également la camerise sous diverses variantes. Que ce soit en chutney, en confiture ou dans un confit d’oignons, la camerise se transforme à merveille.

Et question de sortir de l’ordinaire, il est possible de mettre la main sur son sirop. Fait à partir de son jus, il se sert très bien en coulis sur une crème glacée ou avec un peu d’huile d’olive pour en faire une délicieuse vinaigrette.

Pour les plus aventureux : on peut même remplacer la populaire grenadine dans un cocktail. Vous surprendrez vos convives ! Parole de goûteur !

DE BEAUX PROJETS

Si l’entreprise souhaite prendre davantage d’expansion auprès des restaurateurs et des commerçants, l’équipe planche actuellement sur un projet dont le secret est hautement bien gardé.

« Nous souhaitons amener la camerise encore plus loin. On développe quelque chose. On ne peut pas encore le dévoiler. Il faudra visiter notre site web ou suivre notre page Facebook pour en savoir plus », termine en riant M. Carrier.


Site web : camerisesstphilippe.com