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Kitesurfer professionnel, designer et entrepreneur: 7 questions à un aventurier au parcours hors du commun

Julien Fillion dans son élément.
Courtoisie Julien Fillion dans son élément.

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 À l’aube de ses 38 ans, Julien Fillion a accompli des choses pas mal plus impressionnantes que la majorité des trentenaires que je connais.

 Kitesurfer professionnel reconnu pour ses prouesses partout à travers le monde, designer d’équipement révolutionnaire dans le même sport et nouvellement copropriétaire d’une compagnie de lunettes de soleil élaborées à Montréal, le beach bum d’Ottawa a un parcours qui ferait rêver n’importe quel tripeux de sports de planche comme moi. 

 Pour l’admirer (ou l’envier) davantage, j’en ai profité pour lui poser quelques questions sur sa vie rêvée. 

 Dans combien de choses es-tu impliqué en ce moment? 

 Julien: Je suis designer d’équipement de kitesurf et d’hydrofoil ainsi que kitesurfer pour Liquid Force et Patagonia. Il y a deux ans, j’ai démarré Voilé, une entreprise de lunettes de soleil, avec un partenaire d’affaires. 

 En plus d’être copropriétaire, je crée les modèles de lunettes. J’ai toujours été quelqu’un qui avait plein de projets en même temps. 

Julien Fillion
Courtoisie
Julien Fillion

  

 Comment un gars de l’Outaouais devient kitesurfer professionnel autour du globe? 

 Julien: Quand j’étais jeune, mon sport, c’était la planche à voile. J’ai grandi près de la rivière des Outaouais, où il y avait une communauté de véliplanchistes. J’y ai adhéré puis après le secondaire, j’ai dégoté une job pour la plus grosse compagnie d’équipement de planche à voile au monde à Hawaii. C’est là que j’ai commencé à m’intéresser au kitesurf. 

 Lorsque je suis revenu au Canada pour mes études à 21 ans, j’ai continué à faire de la planche à voile, mais j’étais incapable de retrouver la même sensation que j’avais quand je ridais des immenses vagues dans le Pacifique. 

 En kitesurf, le plan d’eau n’importe pas vraiment. Tu peux autant faire des sauts de 20 mètres sur un lac avec un bon vent que sur la mer. 

 Comme ça devenait plus populaire ici, je me suis dit que j’aurais plus de chance de me faire un nom dans ce sport-là. 

L'ancien président des États-Unis Barack Obama portant une veste créée par Julien.
Courtoisie
L'ancien président des États-Unis Barack Obama portant une veste créée par Julien.

 En 5 mois, je me suis trouvé une nouvelle équipe pour rider, j’ai commencé à designer, et me voilà 17 ans plus tard! 

  

 À ce que je comprends, le design occupe une grande place dans ta vie. As-tu étudié là-dedans? 

 Julien: Pas du tout! J’ai fait un bac en informatique pour avoir un plan de vie en back up. Tout ce que j’ai appris en design provient de plusieurs heures de lecture et d’éducation par moi-même. 

 J’ai toujours voulu conceptualiser et essayer les produits qui sortaient de mon imagination. La job que j’ai actuellement chez Liquid Force est donc parfaite dans ce sens-là. 

  

 Est-ce que tu te considères plutôt comme un entrepreneur ou comme un athlète? 

 Julien: Je crois que je suis un mélange des deux. J’ai dirigé ma vie comme une entreprise, mais elle a toujours tourné autour du sport. 

 Je suis prudent avec mon argent et même si je gagne un bon salaire, j’ai pris l’habitude de vivre en dessous de mes moyens et de dépenser mon argent dans ce qui est essentiel. 

 À quoi ressemble ton quotidien? 

 Julien: Quand je ne suis pas en voyage pour un shoot, j’aime bien passer du temps chez moi à Verdun avec ma copine. 

 Je travaille de la maison une partie de la journée puis je vais faire quelques heures de kite dans les rapides de Lachine ou sur le lac des Deux Montagnes pour tester de l’équipement ou pour le plaisir. 

 Même si ça peut sembler un mode de vie relaxe, faut dire que je travaille tous les jours. J’ai essayé de prendre deux semaines off une fois, et finalement j’ai développé un nouveau type d’équipement pendant mes vacances. 

 Mon problème, c’est que j’aime trop ma job! Je ne peux pas m’empêcher de créer! 

 As-tu d’autres passions que le kitesurf? 

 Julien: En ce moment, je suis à fond dans le jiujitsu brésilien. Je m’entraîne tous les jours et j’adore ça! C’est un sport qui pousse constamment mon corps à ses limites et demande une force mentale énorme. C’est vraiment complémentaire au kitesurf. 

  

 Qu’est-ce que tu conseillerais à quelqu’un qui veut commencer le kite? 

 Julien: C’est une activité qui est assez dispendieuse, donc acheter de l’équipement usagé et se le partager à deux ou trois personnes peut être une bonne stratégie pour épargner. 

 Aussi, faire appel à une compagnie spécialisée pour apprendre les bases est très important si on ne veut pas se casser la gueule. Ça reste un sport extrême tout de même! 

 

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