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Une 7e carcasse de béluga retrouvée dans le Bas-Saint-Laurent

C’est la 7e carcasse découverte cette année au Québec

Une 7e carcasse de béluga retrouvée dans le Bas-Saint-Laurent
Photo courtoisie, Robert Myette

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SAINT-ULRIC | La carcasse de l’un des plus gros bélugas mâles des 35 dernières années a été retrouvée échouée, mercredi, sur les rives du Saint-Laurent.

L’été débute à peine et une septième carcasse de béluga a été retrouvée sur les berges de Saint-Ulric, près de Matane.

Selon les premières mesures, l’animal est long de 4,84 m. Un béluga mesure habituellement de 2,5 à 4,5 m, mais peut aller jusqu’à 5 m.

« Si la mesure est exacte, on est près du record. C’est parmi les deux ou trois plus gros mâles qu’on ait retrouvés au cours des 35 dernières années », a confié Robert Michaud, directeur du GREMM, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins.

Livrée à la science

La carcasse était suffisamment fraîche pour servir à la science.

« Il a été décidé de transporter la carcasse à Saint-Hyacinthe pour une nécropsie complète. Aucune cause de décès ne peut être déclarée à ce point-ci », indique Marie-Ève Muller, aux communications du GREMM.

Rien n’indique pour le moment que le béluga ait pu être blessé avant de mourir et d’échouer sur la rive.

En fin de semaine dernière, une autre carcasse avait été retrouvée sur une plage de Sept-Îles, loin de son milieu de vie habituel.

Il s’agit donc de la 7e carcasse retrouvée en 2019. L’an passé, on en a retrouvé 12 pour l’ensemble de la saison.

« Une quinzaine de carcasses sont retrouvées annuellement. Avant la fin de la saison, c’est difficile de tirer des conclusions », a affirmé Robert Michaud.

Contaminants

Un nouveau projet de recherche, mené par Jonathan Verreault de l’UQAM, a été annoncé cette année sur l’effet des contaminants sur le béluga. L’animal est en voie de disparition, et on n’en compterait plus que 900 dans le Saint-Laurent.

« Est-ce que ça se peut que l’exposition aux contaminants (les retardateurs de flammes, principalement) ait des effets ? Est-ce une explication possible des mortalités ? En plus de continuer de documenter ces mortalités-là, il y a la science qui se fait pour tenter de l’expliquer », a précisé M. Michaud.

Les recherches s’échelonneront sur au moins cinq ans.