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Un as du cambriolage condamné à quatorze ans de prison

Un as du cambriolage condamné à quatorze ans de prison
AFP

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Un cambrioleur virtuose arrêté en février après avoir échappé de longues années à la police britannique a été condamné vendredi à quatorze ans de prison par la cour royale de Kingston, près de Londres.  

« Vous êtes un cambrioleur en série, professionnel et tenace », qui a « terrifié la population » a lancé le juge Peter Lodder à Astrit Kapaj en le condamnant.  

« Votre discrétion et votre expertise étaient telles que la façon dont vous êtes entré dans les logements reste un mystère dans de nombreux cas », a-t-il ajouté. 

Astrit Kapaj, un père de famille de 43 ans, opérait à Wimbledon Village, un quartier tranquille et cossu du sud-ouest de la capitale britannique, ce qui lui avait valu dans la presse britannique le surnom de « Rôdeur de Wimbledon ». 

À ce nom un brin anxiogène, la police locale avait préféré une référence sportive, eu égard à ses performances criminelles de haute volée, en l’appelant « Coppi », du nom de l’Italien Fausto Coppi, légende du cyclisme qui réalisa le doublé Giro-Tour de France à deux reprises en 1949 et 1952. 

Interpellé après des années de traque par la police, qui avait mobilisé jusqu’à 50 enquêteurs, il avait plaidé coupable de 26 cambriolages ou tentatives de cambriolage. 

Mais les enquêteurs le soupçonnent d’en avoir commis bien davantage. En une quinzaine d’années, le passe-muraille se serait livré à plus de 200 cambriolages, déjouant serrures, alarmes et caméras de sécurité pour s’introduire dans les demeures de Wimbledon et dérober montres de luxe, bijoux et argent liquide, pour un total avoisinant les 5 millions de livres (5,6 millions d’euros). 

Avec, entre autres faits d’armes, une intrusion chez Boris Becker. 

C’est le « meilleur des meilleurs », avait déclaré à l’AFP l’inspecteur Dan O’Sullivan en 2016. « Il n’y a pas au Royaume-Uni d’équivalent d’un malfaiteur opérant seul, sur une telle période de temps, en étant capable d’amasser une telle fortune ». 

Un butin qu’il aurait dilapidé au jeu, devenu une addiction. 

L’annonce de son arrestation grâce à des analyses ADN avait suscité une vague de soulagement à Wimbledon Village. 

« Il y avait énormément de théories sur l’identité de cette personne », a expliqué Laurie Porter, membre d’une association de surveillance du quartier, citée par l’agence britannique Press Association.  

Dans le quartier, « nous y pensions tout le temps, nous ne nous sentions pas en sécurité dans nos maisons », a-t-elle ajouté. « Je pense que les gens pourraient bien faire la fête (ce soir) », en apprenant sa condamnation.