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Yann Perreau, grand voyageur

Souvenir de la Martinique.
Photo courtoisie Souvenir de la Martinique.

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Il en a foulé des terres étrangères. À 43 ans, Yann Perreau a visité une quarantaine de pays. Son dernier EP paru en 2018 s’intitule Voyager Léger. Et plusieurs des chansons ont été écrites au fil de ses voyages. Mais d’où lui vient donc cette soif insatiable de prendre le large ? Probablement de son enfance alors que ses parents étaient propriétaires d’un resto-bar à Sainte-Geneviève de Berthier : « J’avais des étoiles dans les yeux quand je regardais ces immenses paquebots de croisière défiler sur le fleuve, comme s’ils m’ouvraient une fenêtre sur le monde », dit-il.

À 43 ans, vous avez déjà visité une quarantaine de pays, le voyage est donc une véritable passion pour vous ?

À Cuba.
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À Cuba.

Voyager est le luxe que je me paye dans la vie. Je ne suis pas un gars de bébelles. Je n’ai pas de « ski-doo », de yacht, ou plusieurs voitures. L’une de nos priorités à ma blonde et moi a toujours été de voyager. Et même si nous avons maintenant trois enfants, ça n’a jamais freiné notre engouement. Milor, mon fils aîné âgé de six ans, a déjà mis les pieds dans une dizaine de pays, dont la Colombie, les Bahamas, la Jamaïque et les États-Unis, en particulier la Californie où nous avons vu le Festival de Coachella.

Yann Perreau avec ses enfants et sa conjointe Marie-Pier Veilleux en Guadeloupe.
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Yann Perreau avec ses enfants et sa conjointe Marie-Pier Veilleux en Guadeloupe.

Le deuxième, Willy, a déjà vu la Martinique, la Guadeloupe, Cuba et le Honduras.

Quel a été votre premier grand voyage ?

Le Bayou, en Louisiane.
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Le Bayou, en Louisiane.

Mon voyage en Californie sur le pouce à 21 ans. Le type d’aventure « à la Jack Kerouac ». Trois mois intenses à voyager avec un petit budget qui a laissé beaucoup de place à la débrouillardise. Plus jeune, j’ai voyagé avec mes parents au Québec, en Floride, et même en Allemagne. Ma sœur m’a même amené jusqu’à Wildwood sur sa moto ! Mon frère et ma sœur m’ont donné le goût du voyage. Ma sœur qui était dans l’armée me racontait ses aventures à l’étranger.

Et votre voyage le plus marquant ?

En Inde, Yann Perreau à vécu ses plus belles expériences.
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En Inde, Yann Perreau à vécu ses plus belles expériences.

L’Inde, qui m’a donné l’impression d’être sur une autre planète. Les Indiens vivent dans leur monde, et ils ont créé leur propre système. Quand je suis allé à Rishikesh, je me suis adressé à quelques-uns d’entre eux, car je cherchais le ashram où avaient séjourné les Beatles. À ma grande surprise, ils pensaient plutôt que je leur parlais de la coccinelle. L’Inde est un monde à part, c’est tout simplement fascinant.

Quelles ont été vos autres impressions ?

J’ai vu des paysages magnifiques ! L’Inde, c’est aussi les odeurs et les couleurs... je suis resté bouche bée devant le Taj Mahal qui est, à mon avis, l’une des plus belles réalisations que l’homme n’ait jamais accomplies. Mais j’ai aussi vu un homme se faire tuer sur le bord du Gange à coup de rames par une douzaine de personnes parce qu’il avait tenté de voler le sac à main d’une touriste. Varanesi est un autre endroit unique ! C’est là où l’on brûle les morts par des incinérations sacrées sur des bûchers à la vue de tous. Les Indiens veulent se faire brûler à cet endroit, car ils croient que leur âme libérée se réincarnera.

Une ville unique en soi ?

Complètement, d’où se dégage une odeur de cochon brûlé mélangée à celles des épices ou encore à celles des excréments de vache, car elles circulent en toute liberté dans les rues. Puis, il y a tous ces enfants qui jouent au cricket sur le bord du Gange, et qui nous invitent avec le sourire à jouer avec eux, l’Inde est un pays de contrastes. D’une seconde à l’autre, on passe d’un état de grâce à un état de colère.

Quels autres pays avez-vous particulièrement aimés ?

Buenos Aires, Argentine.
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Buenos Aires, Argentine.

J’ai adoré les villes de Sao Paulo, Buenos Aires, Barcelone et Berlin. Les Colombiens sont parmi les gens les plus chaleureux que j’ai rencontrés. Carthagène, qui ressemble étrangement à Québec avec ses fortifications, m’a également séduit.

Où aimeriez-vous habiter ?

À Valparaiso au Chili, une magnifique ville portuaire sur le bord du Pacifique. Il arrive de se sentir chez soi dans un endroit pourtant inconnu et c’est exactement ce que j’ai ressenti lors de mon passage dans cette ville. Valparaiso est peuplée d’un million d’habitants. Elle est construite à flanc de montagne, et des funiculaires permettent d’en faciliter les déplacements. Les maisons à l’architecture coloniale sont colorées, et les habitants sont particulièrement sympathiques. Le climat m’a aussi beaucoup plu !

Quels sont vos projets pour la saison estivale ?

Je prendrai part au spectacle de la fête nationale à Québec sur les Plaines, et je ferai quelques concerts. En août, je participerai au Défi Kayak Desgagnés au profit de Jeunes musiciens du monde. Nous allons parcourir le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec pendant quatre jours du 15 au 18 août. L’organisme vise à favoriser le développement d’enfants et d’adolescents issus de milieux à risque grâce à des activités musicales offertes gratuitement.


► Infos et inscriptions : defikayak.org

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