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Béatrice Martin: une maman touchée par la cause

Béatrice Martin: une maman touchée par la cause
PHOTO AGENCE QMI, STEVE MADDEN

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Béatrice Martin, alias Coeur de pirate, a grandi avec des valeurs de solidarité. Aujourd’hui mère, elle souhaite transmettre à sa fille ce désir de contribuer au bien-être de notre société. Touchée par les jeunes adultes qui ont besoin de soins de santé, l’autrice- compositrice-interprète a accepté de devenir ambassadrice de la Fondation du CHUM et souhaite connaître davantage l’expertise de cet établissement d’envergure mondiale. 

Béatrice, quels sont les projets professionnels qui retiennent votre attention ces temps-ci?  

Je viens de sortir un extrait. J’ai aussi des concerts cet été. J’ai notamment participé aux Francos de Montréal, et je serai de divers festivals en France. Comme d’habitude, j’ai un été très chargé et j’en suis très heureuse. Par ailleurs, je suis contente de faire partie de l’aventure du CHUM...  

Vous avez en effet accepté de devenir ambassadrice de la Fondation du CHUM. Comment cette occasion s’est-elle présentée à vous?

C’est la Fondation du CHUM qui m’a contactée. Comme c’est une cause qui me tient à cœur, j’ai accepté. Ce nouvel hôpital est incroyable! J’y suis allée à plusieurs reprises, et je confirme que c’est un très bel endroit. Beaucoup de jeunes qui ont reçu des soins dans un même hôpital lorsqu’ils étaient enfants doivent effectuer une transition vers le système de santé pour les adultes. Ils ne savent pas toujours où ils vont aller et qui va les soigner. Si je peux contribuer à mieux les guider, ça me fait plaisir. Je veux dire à ces jeunes que le CHUM est là pour eux. C’est vraiment comme une deuxième maison pour ceux qui doivent aller à l’hôpital très souvent.  

Qu’est-ce qui vous a fait opter pour cette cause en particulier? 

C’était la première fois qu’on me proposait ce genre d’engagement. C’est vrai qu’il existe plusieurs causes auxquelles j’aurais pu m’associer, mais je trouve que celle-ci est particulièrement valable. Ça peut aider tellement de gens! Je me trouve chanceuse de pouvoir m’engager pour le CHUM. Ça me fait réaliser que ça sert à quelque chose d’avoir une certaine tribune. Ça fait 10 ans que je mène ma carrière. Elle ne servirait à rien si je ne pouvais pas faire du bien autour de moi.  

Vous êtes allée à la rencontre de patients au CHUM. Cette expérience donne-t-elle un sens à votre engagement?

Oui, tout à fait. Je suis une grande sensible et j’ai beaucoup d’empathie envers les autres. C’est pour cette raison que je fais mon métier. Rencontrer ces gens m’a demandé un certain recul et une force que je ne pensais pas avoir. Finalement, j’ai réalisé qu’il fallait se laisser toucher. Je ne sais pas si ç’a changé quelque chose dans la vie des gens que j’ai rencontrés, mais ç’a changé quelque chose dans la mienne. Ça m’a aidée à grandir.  

Cela vous procure-t-il le sentiment d’être privilégiée, en quelque sorte?

Absolument. Surtout parce que j’ai une fille et qu’elle est en forme. La plupart du temps, je n’y pense pas, mais quand je rencontre des parents qui ont des enfants malades, je réalise ce que ça implique. J’ai beaucoup de respect pour les parents qui sont dans cette situation. Ça demande beaucoup de force d’affronter la maladie tous les jours. Alors, lorsqu’on prend conscience de notre chance, il faut aider les gens qui en ont besoin.  

Sur le plan personnel, qu’est-ce que ça vous apporte?

Ça donne une nouvelle dimension à ce que je fais dans la vie. Ma carrière et le succès que j’ai connu jusqu’à maintenant ne donnent rien s’ils ne peuvent pas servir à quelque chose ou à quelqu’un. Contribuer à aider les gens va de soi pour moi. Je ne pourrais pas faire autrement 

Avez-vous grandi avec ces valeurs de bonté et d’entraide?

 Oui. Mes parents m’ont enseigné de très bonnes valeurs. Lorsque j’étais enfant, je pense que j’étais un peu trop sensible. J’avais trop d’empathie envers les autres. Je voyais ça comme une faiblesse. Finalement, ce que je considérais comme une faiblesse est devenu ma force aujourd’hui. Ça me permet de faire de la musique et d’aider les autres. 

En tant que maman, inculquez-vous ces valeurs à votre tour?

 Oui. Je trouve que ma fille a beaucoup de répartie et de confiance en elle. J’ai cherché à cultiver ça chez elle. J’essaie de la garder attentive aux gens autour d’elle. Dans le monde actuel, c’est très difficile de faire preuve d’empathie, parce que tout va tellement vite, tout est instantané. Nous sommes souvent encouragés à cultiver un état d’esprit qui nous invite à penser à nous. Je comprends ça et c’est très bien, mais il faut aussi cultiver la continuité, aller vers les autres et les aider. C’est comme ça que nous pouvons évoluer et que nous pourrons survivre en tant que société. 

Êtes-vous fière de votre contribution à notre société?

J’espère faire ma part. Je ne sais pas ce que ça génère dans l’immédiat, mais le fait d’apporter une visibilité à cette Fondation qui peut vraiment aider les gens me touche. Cela dit, je ne me donne pas tout le crédit: il y a d’autres ambassadeurs et une grande équipe en place. Mais si je peux apporter ma contribution à cette cause et que ça peut aider, tant mieux. 

On peut s’informer sur la Fondation et faire un don en ligne à fondationduchum.com . Pour suivre Béatr ice Martin, alias Cœur de pirate, allez à coeurdepirate.com.