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La bataille devant les tribunaux de la faille d’Equifax

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La société de crédit américaine Equifax, qui offre le service de protection aux membres du Mouvement Desjardins victimes de la fuite de données, a été piratée en 2017.

Depuis, des actions collectives ont été autorisées par différents tribunaux, entre autres au Canada.

L’acte de piratage avait touché des millions de données personnelles. Des noms, des adresses, des numéros de cartes de crédit et des numéros d’assurance sociale avaient été dérobés. Equifax affirmait alors que les malfaiteurs avaient accédé à ses systèmes informatiques par une application.

En mars dernier, on peut lire dans des articles de médias que la Cour suprême du Canada avait refusé d’entendre l’appel d’Equifax, qui souhaitait bloquer l’action collective du Montréalais Daniel Li. La compagnie demandait alors que le dossier soit mis sur la glace le temps qu’un jugement tombe ailleurs au pays.

La demande d’action collective déposée en Ontario en 2017 réclamait 550 millions $ en dommages pour les Canadiens.

Amende

Au cours des dernières années, de nombreuses poursuites, notamment au Canada, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, ont été déposées contre l’entreprise spécialisée dans la protection d’identité et l’évaluation de la cote de crédit.

En Grande-Bretagne, l’Information Commissioner’s Office (ICO) a condamné Equifax à une amende de 500 000 livres (841 000 $ CAN) concernant ce dossier.

Seulement au pays de l’Oncle Sam, ce sont 143 millions de personnes qui auraient été touchées. Du côté d’Equifax Canada, on chiffrait à 19 000 le nombre de victimes.

En 2017, le président directeur général, Richard Smith, avait remis sa démission dans la foulée de ce scandale lié au piratage informatique.